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Discussion: Doit-on vraiment investir 1% en oeuvre d'art sur tout les projets publics?

  1. #1
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    Par défaut Doit-on vraiment investir 1% en oeuvre d'art sur tout les projets publics?

    Une œuvre d'art de 40 000 $ sur un terrain de soccer



    MIRABEL – La Ville de Mirabel a dû intégrer une œuvre d’art d’une valeur de plus de 37 500 $ à son nouveau terrain de soccer synthétique en vertu de la politique d’intégration des arts. Un « pur gaspillage d’argent », selon le maire Hubert Meilleur.

    La dernière œuvre à avoir vu le jour sur le territoire des Laurentides en 2011, selon un document officiel du ministère de la Culture du Québec, se retrouve dans la catégorie « estampe ». Les images, qui trônent sur des panneaux installés à même la clôture qui borde le terrain, représentent des pictogrammes de différentes couleurs.

    La politique en vigueur, qui s’applique entre autres à une ville lorsqu’un ministère lui verse une subvention pour réaliser un projet visé de plus de 150 000 $, consiste « à allouer environ 1 % du budget de construction d'un bâtiment ou d'aménagement d'un site public, à la réalisation d'œuvres d'art précisément conçues pour ceux-ci. »

    « C’est un décret qu’on est obligés de respecter, mais qui ne fait pas notre affaire du tout », a expliqué le maire de Mirabel.

    Dans le cas du terrain synthétique, la valeur admissible était de 40 000 $ pour un projet de 2,8 millions $ subventionné à plus de 50 % par le Fonds Chantiers Canada-Québec. Un budget de 6 000 $ était aussi attribué aux frais de services administratifs

    Hubert Meilleur s’est dit estomaqué « de voir l’argent gaspillé pour ça ». Selon lui, il faut être vraiment riche. « Quand je regarde l’œuvre, je reste très perplexe face à l’argent qu’on est obligé d’investir, a-t-il dit. Mais quand tu en parles, les artistes se lèvent tous debout. C’est une politique passée par le gouvernement pour avoir les artistes de son bord. »

    Un tel montant, remis à un seul artiste, « c’est exagéré », d’après lui. Il croit que l’argent investi devrait être versé à l’ensemble des artistes du Québec plutôt qu’à une seule personne « favorisée ».

    Selon le site internet du ministère, « le coût des quelque 3000 œuvres qui ont été réalisées depuis 1961 est évalué à près de 100 millions $ ».

    Sur le territoire de Mirabel, 18 œuvres d’art ont été intégrées, notamment sur le site de différentes écoles, en vertu de la politique en vigueur pour divers projets subventionnés par Québec.

    http://www.journaldemontreal.com/201...rain-de-soccer
    Socialist governments traditionally do make a financial mess. They always run out of other people's money. It's quite a characteristic of them. - Thatcher 1976.

    La granolerie c'est un arrondissement de Montréal! - Marie-France Bazzo au 98.5

  2. #2
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    In Montreal this 1% should be used for helping the homeless and cleaning up all the garbage.

  3. #3
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    Pourquoi faudrait-il toujours enlever à l'art pour redonner aux pauvres? Le 1%, qu'on le prenne chez tous ces gros crasseux en big suits qui partent avec des fonds de pension généreux même quand ils ont mal géré leur entreprise. Typique de la droite. Incapable de comprendre l'importance de l'expression artistique. Non, tout n'est pas à notre goût, et même parfois c'est carrément raté. C'est comme ça. Mais il y a beaucoup de succès aussi. Comme dans le métro par exemple. Des oeuvres qu'on ne voit pas toujours, mais qui embellissent et donnent à notre ville une image et une impression autre que juste du béton, des clôtures et de l'asphalte. Quand on voyage, on retient quelles villes comme les plus intéressantes? Celle qui sont drabes et purement fonctionnelles ou celles qui ont une personnalité artistique? La réponse est simple.

  4. #4
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    Jeudi 14 juin 2012 | Mise en ligne à 5h02 | Commenter Commentaires (10)
    Montréal est une ville de design… mais malheureusement pas d’art public!

    C’est en me promenant à Chicago que la chose m’a frappé. Il y a peu d’art public dans les rues de Montréal.

    La ville d’Obama est reconnue pour son architecture, ses gratte-ciels, ses constructions signées Mies van der Rohe et Frank Lloyd Wright. Mais fait moins connu, on y retrouve aussi, disséminé partout au centre-ville, surtout dans le quartier The Loop, de l’art public en grande quantité, et en grande qualité.

    Chicago PicassoAu détour d’une rue, on tombe sur un Picasso (photo à droite) ou un Miró, un Dubuffet ou un Calder. On aperçoit des sculptures d’artistes moins connus, une fève géante en inox signée Anish Kapoor (photo ci-dessus), des œuvres saisissantes, d’autres moins…

    Bref, il y en a partout, ce qui donne une impression de vide culturel quand on compare avec Montréal.

    Il y a certainement, ici, quelques œuvres intéressantes à droite et à gauche, il y a des commandes d’œuvres en cours, il y a de plus en plus de concours d’art public, mais rien de systématique comme à Chicago.

    X00052_9Je suis donc tout à fait d’accord avec Vision Montréal, qui déposera lundi au conseil municipal une motion «pour l’intégration de l’art public à l’aménagement urbain à Montréal».

    Plus précisément, le parti de Louise Harel reprend à son compte une recommandation de la Commission permanente sur le développement culturel qui a déjà cours dans la province depuis 1996 : fixer une valeur seuil au-delà duquel il serait exigé que 1 % du budget du projet soit consacré à l’art public.

    L’idée est ambitieuse, car on souhaite inciter la Ville à adopter un règlement d’intégration de l’art public en architecture pour tous les grands projets d’aménagement urbain sous sa responsabilité ainsi qu’aux projets résidentiels, institutionnels, d’infrastructures, commerciaux et de bureaux, qu’ils soient publics ou privés.

    PAPI3Est-ce que 1 % serait suffisant? Devrait-on exiger 2 % comme San Francisco, Philadelphie et Seattle? À partir de quel seuil devrait-on exiger qu’il soit versé? Bien franchement, je l’ignore, et là n’est pas le plus important. Ce qu’il y a de primordial avec cette proposition, à mon avis, c’est la systématisation qu’elle impose.

    Car cette systématisation, justement, est ce qui manque le plus à Montréal, «ville de design» et «métropole culturelle», rappelons-le.

    Comme l’a souligné la conseillère Élaine Ayotte qui propose la motion, l’art public fait certainement l’objet d’une reconnaissance officielle dans les différents politiques d’urbanisme et de culture de la Ville. «Mais les résultats ne sont pas au rendez-vous», a-t-elle ajouté.

    Le Cadre d’intervention en art public de 2010 le reconnaissait : Montréal accuse du retard. Le boom immobilier actuel serait un bon prétexte pour le combler.

    http://blogues.lapresse.ca/avenirmtl/page/3/

  5. #5
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    Les grandes métropoles culturelles baignent littéralement dans la l'art et les villes les plus visitées en sont aussi les plus riches en la matière. Comme quoi l'art public est hautement vendeur, vu d'un point de vue économique, et surtout, ajoute une touche d'émotions à nos places et édifices publics, en les "humanisant quelque peu". Il ne faut pas seulement voir le bénéfice immédiat (rarement évident), mais la perception à long terme que cela apporte au milieu de vie en général et à l'image d'une ville en particulier.

    Certaines villes l'ont mieux compris que d'autres et elles en profitent réellement. Chicago en est un exemple indéniable en Amérique et en dépit de son gigantisme, on s'y sent à échelle humaine grâce à toutes ces oeuvres qui interpellent le passant. Ici comme ailleurs, les oeuvres intégrées dans la ville contribuent perceptiblement au sentiment de bien-être des résidents et ceux de passage. Elles rendent la ville invitante en favorisant un dialogue subtil entre la création de l'artiste et ceux qui l'apprécient, tout en enrichissant les lieux sur le plan esthétique.

    Sans l'art, tout serait purement fonctionnel et silencieux pour l'âme humaine. D'ailleurs dès les tout début de l'humanité, l'art a occupé une place de choix dans la société, et on pourrait même comparer le degré d'avancement d'une civilisation donnée à la qualité et la quantité de son art public. Le choix politique d'intégrer l'art aux constructions nouvelles m'apparait alors comme un choix judicieux, qui représente un investissement de valeur pour le présent et le futur d'une ville, d'une nation et d'un pays.

    Maintenant le défi reste dans le choix des oeuvres, certainement pas toujours évident, surtout dans notre monde éclaté où le langage culturel prend parfois des formes inattendues et souvent controversées. Dans l'histoire, l'art s'adressait davantage aux contemporains et avait symbole de richesse. Aujourd'hui, il parle tout autant aux générations futures, en servant de témoignage d'une époque donnée, et n'est plus autant symbole de prospérité que de créativité.

    L'art public est donc un élément sociétal non-négligeable, d'autant qu'aujourd'hui il est plus engagé et n'hésite pas à sortir de son cadre purement esthétique. Il est souvent politique, en exprimant des points de vue variés et s'inscrit dans le temps selon les préoccupations du moment. Naturel alors qu'il fasse partie de décisions politiques en sa faveur, qui ainsi donne une voix aux artistes qui façonnent peu à peu l'image de notre propre société, qu'on le veuille ou pas.

  6. #6
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    1% pour l'art, ce n'est pas trop demander. C'est un minimum et il ne faudrait pas descendre en dessous.
    Imaginez la station de métro Sherbrooke sans sa murale. Ça serait d'une banalité!
    Un peu de culture, ça ne fait de tort à personne. Bien au contraire.

  7. #7
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    Interest in Arts Predicts Social Responsibility


    ScienceDaily (Aug. 16, 2012) — If you sing, dance, draw, or act -- and especially if you watch others do so -- you probably have an altruistic streak, according to a study by researchers at the University of Illinois at Chicago.


    People with an active interest in the arts contribute more to society than those with little or no such interest, the researchers found. They analyzed arts exposure, defined as attendance at museums and dance, music, opera and theater events; and arts expression, defined as making or performing art.
    "Even after controlling for age, race and education, we found that participation in the arts, especially as audience, predicted civic engagement, tolerance and altruism," said Kelly LeRoux, assistant professor of public administration at UIC and principal investigator on the study.
    In contrast to earlier studies, Generation X respondents were found to be more civically engaged than older people.
    LeRoux's data came from the General Social Survey, conducted since 1972 by the National Data Program for the Sciences, known by its original initials, NORC. A national sample of 2,765 randomly selected adults participated.
    "We correlated survey responses to arts-related questions to responses on altruistic actions -- like donating blood, donating money, giving directions, or doing favors for a neighbor -- that place the interests of others over the interests of self," LeRoux said. "We looked at 'norms of civility.' Previous studies have established norms for volunteering and being active in organizations."
    The researchers measured participation in neighborhood associations, church and religious organizations, civic and fraternal organizations, sports groups, charitable organizations, political parties, professional associations and trade unions.
    They measured social tolerance by two variables:
    Gender-orientation tolerance, measured by whether respondents would agree to having gay persons speak in their community or teach in public schools, and whether they would oppose having homosexually themed books in the library.
    Racial tolerance, measured by responses regarding various racial and ethnic groups, including African-Americans, Hispanics, and Asian Americans. Eighty percent of the study respondents were Caucasian, LeRoux said.
    The researchers measured altruistic behavior by whether respondents said they had allowed a stranger to go ahead of them in line, carried a stranger's belongings, donated blood, given directions to a stranger, lent someone an item of value, returned money to a cashier who had given too much change, or looked after a neighbor's pets, plants or mail.
    "If policymakers are concerned about a decline in community life, the arts shouldn't be disregarded as a means to promote an active citizenry," LeRoux said. "Our positive findings could strengthen the case for government support for the arts."
    The study was based on data from 2002, the most recent year in which the General Social Survey covered arts participation. LeRoux plans to repeat the study with results from the 2012 survey, which will include arts data.
    http://www.sciencedaily.com/releases...0816151809.htm

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