Je suis d'accord si et seulement si les automobilistes payent eux aussi ce qu'ils coûtent. Et je veux dire TOUT ce qu'ils coûtent:
-Le prix de construction et de l'entretien des rues, des autoroutes, des ponts, etc.
-Les coûts qu'engendre la pollution (santé, usure, bourse du carbone, etc.)
-Les frais de santé reliés aux accidents (hôpitaux, ambulances, réadaptation. Je sais que la SAAQ paye une partie de ces frais, mais je ne suis pas certain que tout est payé).
-Les frais de sécurité (police, caméras, etc. Heureusement, ces frais peuvent être payés par des taxes volontaires comme des amendes...).
-Frais de stationnement. Il faudra des parcomètres partout. Si un magasin offre du stationnement gratuit, ce sont tous ses clients qui payent pour ce service. Ces places devraient être taxées. Le commerçant devra alors monter ses prix et pourrait choisir de faire payer pour le stationnement pour se rembourser et pour diminuer la quantité de places de stationnement et donc les coûts reliés à ces places. Les employés qui se font offrir une place de stationnement gratuite (même si un endroit ou les places de stationnement ne sont pas payantes comme un centre commercial) devraient être imposés sur ces places.
-Coûts d'opportunité. L'espace dans les villes consacré aux voitures (rues, stationnements) n'est pas consacré à d'autres choses comme des immeubles qui rapporteraient des revenus de taxes. Il faut tenir compte de ça aussi. Je sais, si on réduisait le boulevard René-Lévesque à une seule voie pour un tramway, le reste de l'espace ne se construirait pas pour autant. Mais si la ville avait été construite avec des rues plus étroites, comme dans le Vieux-Montréal, un plus gros pourcentage de l'espace produirait des revenus que les rues réservées aux voitures ne produiraient pas.
-Coûts pour le Québec. Au Québec, on ne produit pas de voitures et on ne produit pas de pétrole (du moins pas encore). Le transport par voitures nuit considérablement à notre balance commerciale. Un automobiliste crée moins d'emplois au Québec qu'un utilisateur de transport en commun. Pour le budget transport de ces deux personnes, un plus gros pourcentage des dépenses de l'automobiliste quittera le Québec pour créer des emplois ailleurs. Un cycliste ne créera pas beaucoup d'emploi au Québec par son mode de transport mais ne fera pas sortir beaucoup de son argent non plus.
Si on tient compte de toutes les dépenses, les automobilistes pourraient se retrouver avec une facture plus salée que prévue.
Au pays de Québec rien ne doit mourir et rien ne doit changer... (Louis HÉMON, Maria Chapdelaine)
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