
Je ne sais pas à quel point on peut avoir manqué le bateau comme l'affirme l'article, sujet de ce fil, mais il est clair que l'urgence n'est pas d'exploiter cette richesse naturelle à tout prix et sans délais, mais de s'assurer qu'elle sera exploiter premièrement au profit du Québec.
Dans un autre fil je parlais de nationalisation et je corrige un peu mon tir en disant plutôt que le gouvernement doit avoir le plein contrôle sur le plan environnemental et s'assurer de retirer des redevances substantielles: soit à titre de partenaire direct dans le développement de l'industrie ou mieux via la CDP et SGF et autres bras économiques gouvernementaux.
L'expertise comme tout le reste s'achète par l'actionnariat, donc une formule mixte publique-privée avec majorité gouvernementale à l'instar de la Norvège, m'apparait comme une solution idéale dans le contexte actuel. Une chose est sûre, il ne faut absolument pas laisser l'industrie développer seule cette importante filière et ne récolter que des redevances sans droit de regard.
Il est fini ce temps de la
colonisation par l'industrie privée qui nous laissait des miettes tout en abandonnant ses territoires d'exploitations dans un état lamentable et aux frais de la population. Nous sommes un état moderne, compétent et bon gestionnaire, et nous avons le potentiel pour profiter intelligemment de cette industrie naissante et très prometteuse.
Comme je l'ai déjà dit antérieurement dans un autre fil, cette ressource naturelle n'appartient pas au parti libéral provincial mais à tous les québécois. C'est donc dans un consensus réunissant tous les intervenants politiques, économiques et sociaux que les décisions doivent être prises et mises en application en fonction du choix de société que nous souhaitons pour le Québec et son avenir.
Il est alors impératif que l'on mette la pédale douce sur l'activité actuelle par un moratoire qui donnera le temps suffisant afin de prendre les bonnes décisions et en toutes connaissances de cause. La fuite en avant des libéraux et le mandat trop limité du BAPE est loin de satisfaire au principe de précaution indispensable dans le développement de cette nouvelle ressource.
Si les choses sont mal faites dès le début, comme il m'apparait actuellement, nous risquons alors de manquer le deuxième bateau. Nous pourrions nous retrouver avec des compagnies privées qui auront pris l'initiative et le contrôle avec des ententes qui les favoriseront dès le départ.
Nous ne pouvons pas brader notre sous-sol comme nous l'avons fait avec le fer et autres mines en général. Pas plus que de nous laisser dépasser par une expertise que nous n'avons pas et que nous devons obtenir, comprendre et maitriser avant de nous lancer tête première dans l'inconnu.
Les bons choix d'aujourd'hui seront notre richesse collective de demain et nous ne pouvons pas nous payer le luxe de passer à côté. L'urgence n'est donc pas d'exploiter sans délais, mais plutôt de se positionner face à l'industrie afin de conserver le rapport de force nécessaire pour que nous continuions à être
maitres chez nous.
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