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monctezuma
Transport en commun
Le retour du tramway à Montréal?
Agence QMI par Jean-Louis Fortin/
10/06/2009 14h17
L’implantation d’un tramway sur l’avenue Du Parc serait la meilleure solution pour désengorger cette artère très achalandée, selon une étude réalisée par cinq finissants en génie civil de l’université McGill.
Émilie Fournier, Lee Haber, Philip Sawoszczuk, Herjo Fuertes et Dae‐Hyun Lee ont comparé la mise en place d’un tramway à celle d’un service d’autobus rapide en voie réservée, deux technologies à l’étude dans le Plan de transport de Montréal.
Actuellement, les autobus de la Société de transport de Montréal (STM), qui assurent le service dans l’axe de l’avenue Du Parc allant de la station de métro Parc jusqu’au boulevard René-Lévesque, y déplacent plus de 27 000 personnes par jour.
«Les autobus sont débordés à tous les jours. Nous nous sommes dits qu’il fallait absolument étudier une alternative», remarque Lee Haber.
Moins cher à long terme
L’étude exhaustive contenue dans un rapport de 157 pages, qui a pris quatre mois de travail, évalue à 241 millions $ le coût d’implantation d’un tramway sur Du Parc, contre 146 millions $ pour la mise en place du service d’autobus rapide.
«Initialement, l’autobus rapide serait moins cher. Mais sur une période de 30 ans, son coût d’exploitation (84 millions $) plus élevé que le tramway (58 millions $), et ses bénéfices externes moins importants, indiquent que le tramway est la meilleure solution», explique Lee.
Les autobus doivent notamment être remplacés après une quinzaine d’années, tandis qu’une voiture de tramway peut être mise en service pendant au moins 30 ans.
Pour tirer leurs conclusions, les chercheurs ont pris en compte une multitude de paramètres dont la réduction de la circulation automobile, les gains en temps pour les voyageurs et l’augmentation de la valeur des propriétés dans le secteur.
Plus rapide
Ainsi, le tramway apporterait un gain de temps significatif, puisqu’il ne mettrait que 14 minutes à parcourir la distance de 5,33 kilomètres, contre 15 minutes pour des autobus en voie dédiée et un peu plus de 23 minutes pour les autobus actuels.
Il pourrait aussi attirer 50 000 personnes par jour, contre 40 000 pour un service de bus rapide en voie dédiée.
En prime, les nouveaux ingénieurs se sont vus décerner un A pour leur travail, en plus de se mériter un prix de Shell Canada pour avoir conçu le meilleur projet du département de génie civil de l’université McGill.
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