On ne viendra jamais à bout des méfaits de société, qui sont davantage le fait de l'inconscience de certaines personnes et de l'immaturité liée à certains groupes ou gangs de quartier. C'est un peu comme l'alcool au volant ou la violence en général, on doit tenter de les prévenir mais on ne pourra malheureusement jamais les éradiquer. Bien sûr on doit sévir vis à vis des coupables, mais l'éducation apportera toujours de meilleurs résultats que la répression. Il faut travailler en amont, d'abord dans les familles et ensuite dans les écoles. Mais une société, aussi évoluée soit-elle produira toujours, en dépit des efforts de la part de la majorité, des mésadaptés sociaux qu'il faudra encadrer et plus ou moins contrôler. C'est le prix à payer pour garantir la liberté et éviter de glisser dans l'extrémisme de la loi et de l'ordre à outrance.
On ne peut installer des caméras partout et surveiller chaque coin de rue. La paranoïa ne pourrait qu'empirer les choses et aboutir au phénomène des villes clôturées à l'américaine, où finalement ce sont ceux qui se prétendent de bons citoyens qui sont ironiquement enfermés. Ou pire encore tomber carrément dans une forme de dictature (à la Singapour) qui fait des villes totalement aseptisées et où chaque geste déplacé est vite et durement réprimandé.
Réagir en nettoyant rapidement les graffitis fait partie des moyens efficaces. Faire réparer les récalcitrants s'ils sont trouvés coupables, une autre mesure positive, et surtout cibler les candidats potentiels (les jeunes particulièrement) afin de les sensibiliser à des expressions plus constructives et moins dommageables au bien d'autrui. Finalement le graffiti a toujours été présent dans les sociétés et son origine se perd dans la nuit des temps. Il a souvent donné une voix à ceux qui n'en avaient pas et a toujours exprimé une forme de rébellion. Donc rien de nouveau sous le soleil.







