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L’identité de Montréal: ses deux langues…

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Citation Envoyé par acpnc Voir le message
Notre monde est à la grandeur de notre esprit, plus il est ouvert, plus ce monde est vaste et inclusif. Avoir la possibilité de s'exprimer dans une autre langue, c'est ouvrir son horizon à des millions d'autres individus et s'enrichir potentiellement d'une autre culture et tous les avantages qui l'accompagnent. Et si on a la chance d'en ajouter une troisième et ainsi de suite, ce sont les opportunités d'échanges et de développements personnels qui explosent littéralement. Les langues et les cultures, dans un être, ne s'opposent pas, mais se complètent et se recoupent. Tout ce bagage de cultures, s'il est bien entretenu, durera toute la vie et servira son bénéficiaire sur le plan humain mieux que toutes les connaissances livresques qu'il pourra accumuler.

Notre propre culture fait partie intrinsèquement de notre identité et devrait faire l'objet légitime de notre fierté. Quelqu'un qui est bien dans sa culture ne se sentira jamais menacer par aucune autre, il aura plutôt envie de connaitre d'autres cultures pour mieux les apprécier et en faire un acquis personnel. C'est ainsi qu'on devient citoyen du monde, tout en contribuant à diffuser sa propre culture, par des échanges sociaux, enrichissants pour tout le monde.

Montréal a cette rare particularité d'inclure deux cultures importantes dans sa réalité et se doit d'utiliser cet atout pour en tirer le maximum de bénéfices, autant sur le plan culturel, social, qu'économique. Alors au lieu de s'enfermer dans un nationalisme étroit qui nous limite. Identifions-nous à un nationalisme ouvert et donnons le goût aux autres de mieux connaitre, apprécier et partager notre culture québécoise, dans un échange harmonieux entre nations.

C'est le défi de tout québécois: porter fièrement sa langue et sa culture pour mieux les faire rayonner ici et ailleurs. Pour y arriver, nous n'avons pas besoin d'affaiblir la culture anglophone, mais plutôt la laisser libre de s'épanouir dans son milieu naturel pour qu'elle subsiste en tant que culture vivante bien montréalaise. Quant à nous, continuons à donner préséance à la culture francophone afin qu'elle soit adoptée par l'ensemble de la population et qu'elle demeure vraiment visible partout. Et à défaut d'être première, pour les anglophones et certains nouveaux arrivants, elle deviendra commune à tout le monde à divers degrés selon leur libre choix.

Pour ceux qui seraient inquiet d'une telle ouverture, la protection de la culture francophone (sur le continent nord-américain) doit se poursuivre avec les moyens déjà utilisés, qui ont prouvé leur efficacité. Mais sur le plan personnel la menace est nulle, car l'acquisition d'une autre culture n'appauvrit pas la première, elle la renforce plutôt en l'enrichissant considérablement au passage.

Pour des raisons évidentes, on ne refera pas l'histoire de Montréal, et la nier c'est nier une partie de nous-même en tant que montréalais. Faisons donc la paix dans notre esprit, car elle est ce qu'elle est et c'est ce qui est devenu sa force aujourd'hui.
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