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Discussion: Les sans-parti : «les jeunes, les millleniaux, les Y

  1. #11

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    Surement une couple de like d'independiste ecossais et catalan et basque sur le facebook du PQ. Et vice versa une couple de like de pequiste sur le facebook du Scottish National Party. Je crois pas qu'un federaliste espagnol du parti populaire ou socialiste ira mettre un like sur celui du parti Liberal. Justin Bieber a quand meme 77 970 429 likes sur facebook. Ca c'est de la passion
    Citation Envoyé par MontréalYul Voir le message
    Par défaut. Le PLQ ne suscite aucune passion..aucune émotion..rien. C'est le parti par défaut..pour tout le monde.

    Donnée stupide mais nombre de likes sur Facebook des différents partis du Qc:
    PLQ: 42,000
    PQ: 169,400
    CAQ: 39.000
    QS: 71,000
    ON: 36,000

    Ces chiffres ne veulent pas dire grand chose mais il démontre une chose pour sûr...le PLQ ne suscite aucune passion. Un parti au pouvoir pour pratiquement les 15 dernières années a presque le même nombre qu'Option Nationale...
    Dernière modification par andre md ; 11/02/2017 à 23h07.

  2. #12

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    Citation Envoyé par Kodun Voir le message
    Pourtant, avec ce qu'on voit aux État-Unis, on devrait réaliser les conséquences d'un désintéressement en politique. Les milléniaux ne pourront pas éternellement se mettre en position de victime et devront s'impliquer au-delà de leur entourage (j'ai évité de dire "nombril" tout de même).
    J'aime bien. Considérons le phénomène continu et inéluctable du «temps qui passe»: les «plus vieux» d'aujourd'hui seront «partis», et d'autres générations suivront celle des «milléniaux»; il faudra bien que quelque part dans un avenir pas si lointain, les citoyens ayant droit de vote à cette époque (milléniaux et plus jeunes) s'impliquent dans la chose publique, sans quoi ce sera la dictature assurée, à moins de supposer que l'Etat (l'appareil gouvernemental) s'efface complètement au profit d'une gigantesque «main invisible», en d'autres mots la croyance à l'effet que la somme des poursuites d'intérêts individuels résulte en un optimal social: ce serait bien la première fois dans l'histoire des sociétés humaines organisées (sauf bien sûr dans l'esprit de certains théoriciens de l'économie!).

    Concrètement, et dès maintenant, s'il se trouve que les partis politiques actuels indiffèrent les «jeunes», eh bien ça devrait signaler que le terreau est fertile pour la fondation de nouveaux partis représentatifs des aspirations, des préoccupations et des valeurs de cet important segment de la population. Il ne serait pas nécessaire (et probablement pas possible) que l'un de ces nouveaux partis accède au pouvoir à la première occasion (élection générale); mais le temps joue en sa faveur, à condition de commencer et de persévérer.

  3. #13

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    Citation Envoyé par p_xavier Voir le message
    En effet, je ne supporte plus du tout les partis de "losers", et je suis content que d'autres milléniaux ont la même péjorative. *
    C'est vrai que c'est une pensée un peu péjorative, mais peut-être voulais-tu dire prérogative?

    Pour faire suite au dernier commentaire: une fois de plus j'appuierai les propos sages de Né entre les rapides qui fait preuve d'une connaissance et d'une expérience évidente.

    J'ajouterai pour ma part que chaque parti politique a son idéologie, une tendance plus ou moins progressiste qui trouve sa source dans la société. Certains ont davantage une vision d'affaires et de consommation, alors plus à droite. D'autres sont plus "travailleurs", syndicats et services sociaux, donc plus à gauche dans le spectre, ou encore un mélange des deux, etc. Partout dans le monde démocratique on trouve ce genre de clivage, qui est même parfois beaucoup plus complexe et plus nuancé qu'ici. Il y a même des partis religieux ou de d'autres natures selon les cultures. Une chose qu'il faut retenir néanmoins, c'est que chaque parti propose une option, un choix de société et des objectifs à atteindre.

    Au pays, à cause de notre système à un tour, basé sur une majorité de sièges, on créé souvent des distorsion dans l'élection d'un gouvernement, dont le résultat n'est pas toujours vraiment représentatif du choix "réel" des électeurs. On obtient alors davantage de gouvernements par défaut. Ainsi dans ce type de système, beaucoup de gens qui votent pour une formation secondaire, restent malheureusement sur l'impression de simplement gaspiller leur appui. Tandis que si on avait un vrai système proportionnel, chaque vote compterait vraiment et on aurait un gouvernement nettement plus à l'image de la société, moins souvent majoritaire, mais sûrement plus représentatif des différents choix ou tendances véhiculées parmi la population.

    Une chose demeure: si on ne participe pas à la vie démocratique, on laisse alors aux autres la tâche de décider pour nous-mêmes. A noter aussi qu'hitoriquement parlant, la politique a horreur du vide. Ce qui veut dire que si la population se désintéresse de l'exercise du pouvoir, des groupes pas toujours bien intentionnés, en profiteront pour occuper le vide et faire avancer leur propre agenda, ouvrant tout grand la porte au totalitarisme et autres dérives du même genre. Donc être apolitique c'est pratiquer une sorte d'analphabétisme, en se laissant volontairement dépasser par les événements. Car qu'on le veuille ou pas, la politique sera toujours présente dans la société et le peuple héritera toujours du gouvernement qu'il mérite, soit directement, soit par défaut.

    A remarquer aussi que de mépriser les partis politiques, en les traitant de "losers", ne grandit certainement ceux qui l'expriment. Ils font seulement preuve d'ignorance et d'un manque de compréhension en la matière. Surtout que chaque parti au parlement représente légitimement le choix de milliers, voire de millions d'électeurs, qui supportent son idéologie et ses objectifs. En plus dans une saine démocratie, la pluralité des idées est essentielle à l'équilibre des forces et contribue à l'enrichissement, de même qu'à la discipline du parti au pouvoir. Parce que sans cette opposition indispensable, on risque de glisser dangereusement vers la corruption, la pensée unique et ultimement dans une sorte de dictature, si on n'y prend pas garde.

    Bien sûr on a un droit de retrait, que certains pratiquent plus ou moins consciemment. Cependant en politique les absents ont toujours tort. Puisqu'ils abdiquent leurs responsabilités, en renoncant à la représentation et à l'influence qui fait évoluer les choses et conduit parfois à l'exercise du pouvoir. Or, pour que la démocratie fonctionne réellement, il faut plus que le simple fait de savoir ce que l'on ne veut pas. Il faut plutôt pouvoir exprimer clairement ses choix, s'organiser de manière dynamique avec d'autres qui ont la même philosophie et proposer un agenda pragmatique et un programme qui fera consensus. On est donc déjà bien au-delà du niveau élémentaire des "j'aime et n'aime pas" si caractéristique des Y.

    Finalement le plus important dans ce tableau qui est loin d'être exhaustif, est indéniablement une connaissance approfondie de l'histoire nationale et internationale. Un pré-requis incontournable pour développer de meilleures stratégies, assurer une certaine continuité, préparer de solides arguments et éviter de répéter certaines des pires erreurs du passé. Parce que la politique est avant tout affaire de gens bien informés, créatifs, intelligents, ouverts d'esprit, de bonne foi, patients, déterminés et capables de travailler efficacement en équipe. Ici l'échec est toujours une occasion de se reprendre et de faire mieux. Car ultimement on ne doit jamais quitter des yeux le seul véritable but de la noble politique: soient les intérêts supérieurs de la nation (dans un monde en paix) et son pendant: le bien commun, des chances égales et la justice pour tous.
    Le monde n'a pas tant besoin de grands hommes, que de grandes idées.

  4. #14

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    Prérogative, désolé ACPCN, j'ai vécu la majorité de ma vie en anglais. Loser était utilisé ici pour exprimer mon désaccord d'utiliser encore la bataille des pleines d'Abraham pour être le pauvre petit Québécois. Les jeunes sont tannés de ce discours, un moment donné faut passer à autre chose? If you can't beat them, join them and win them.
    Dernière modification par p_xavier ; 12/02/2017 à 09h54.

  5. #15

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    Citation Envoyé par p_xavier Voir le message
    Prérogative, désolé ACPCN, j'ai vécu la majorité de ma vie en anglais. Loser était utilisé ici pour exprimer mon désaccord d'utiliser encore la bataille des pleines d'Abraham pour être le pauvre petit Québécois. Les jeunes sont tannés de ce discours, un moment donné faut passer à autre chose? If you can't beat them, join them and win them.
    On ne fait pas de politique moderne en s'accrochant au passé. Bien que l'histoire ait toujours sa place dans le discours actuel, encore faut-il que les extraits soient pertinents aux préoccupations d'aujourd'hui.

    Alors les Plaines d'Abraham n'ont plus d'incidence directe et véritable sur le présent. Elles prennent donc un caractère purement anecdotique qui relève plutôt d'un certain folklore. De toute façon citer cet événement national en dehors du contexte historique international de l'époque, c'est passer à côté des faits véritables, dont la fameuse bataille n'est qu'une conséquence parmi bien d'autres.

    Aujourd'hui le Québec contemporain n'a pas besoin de ce symbole suranné qui a fait époque. Mais doit cependant forger sa place en tant que nation, tout autant que de terre d'accueil et d'entité national dans un plus grand ensemble, tournée résolument vers l'avenir et disposée à cohabiter harmonieusement avec tous ses voisins continentaux, comme avec le reste de la planète.
    Le monde n'a pas tant besoin de grands hommes, que de grandes idées.

  6. #16

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    Citation Envoyé par andre md Voir le message
    Pour moi le PQ c'est un parti de Baby Boomer. Completement deconnecté de monsieur et madame tout le monde. Qui a part les pequistes et les membres de la communauté artistique on comme préocupation l'indépendance. Ce n'est pas un sujet de discussion pour personne a part un cercle restraint de gens qui croient avoir la verité infuse. Tu pense pas comme eux et on te traite de colonisé.
    Bien dit!tu ne penses pas comme eux tu naimes pas le quebec.tu oses etre fier detre canadien tu es un traite. AJ en connais qui est chroniqueur au journal de montreal qui pense comme ça. Je te laisse deviner.*

  7. #17

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    S'il n'y avait qu'un seul parti politique (par exemple le PQ ou le PLQ) qui laissait indifférent une majorité de «jeunes», on ne parlerait pas de «sans-parti», la question ne se poserait même pas. Pour plus de clarté dans l'argumentation: imaginez que ce soit le PQ (qui laisse indifférent), alors qu'au contraire le PLQ recueillerait le soutien, voire l'allégeance de la majorité de ce groupe, cela impliquerait, tautologiquement, qu'il n'y aurait pas (ou très peu) de «sans-parti». Même chose si c'était le PLQ qui était dans la situation hypothétiquement attribuée au PQ; idem pour la CAQ, etc.

    On voit que le problème identifié (les sans-parti) ne peut pas être attribué à un seul des partis existants, mais à tous dans leur ensemble. Dès lors, une discussion constructive ne saurait être embourbée dans une critique «partisane». Il y a, ou bien un vide dans l'offre politique, ou bien un choix délibéré de se soustraire à l'exercice de participation au processus démocratique. Dans le premier cas, le vide peut et doit être comblé par l'émergence d'un nouveau mouvement (parti en devenir). Dans le second, il faut en accepter les conséquences.

    p.s. Une variante sur le thème de la création d'un nouveau parti peut également être envisagée, sous la forme d'un renouvellement en profondeur d'un ou de plusieurs des partis existants. A la question de savoir si ce serait «suffisant», on doit répondre qu'on ne le saurait qu'après-coup, car rien en principe ne s'oppose à cette possibilité.
    Dernière modification par Né entre les rapides ; 12/02/2017 à 20h31. Motif: addendum

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