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Discussion: L'Économie du Québec

  1. #21

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    C'est évident que Québec n'a pas le choix de diminuer le taux d'impôt des PME.
    La FCEI a demandé au gouvernement d'ajuster le taux d'impôt provincial à 4.0% vs le 8.0% actuel, ce qui ramènerait le Qc dans la bonne moyenne.
    Il faut se rappeller qu'il a quelques années seulement le Qc était compétitif en terme d'impôt des PMEs, les autres provinces ont bougé depuis 2-3 ans et pas le Qc.

    Il est donc temps d'agir.

  2. #22

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    qwerty, faut faire attention.

    Ce n'est pas le taux d'impôt qui l'enjeu unique... c'est la facture des charges sociales totale que les PME doivent payer.

    Donc oui, réduire de 8% à 4% est très facile à faire, mais c'est une révision des charges sociales diverses et nombreuses qu'il faut revoir.

    De plus, chaque charge sociale viens avec une panoplie de paperasses et de procédures qu'il faut maintenir à l'aide d'employé(s)... et ça ce n'est pas visible dans le compte de taxes.
    "Everything in life is somewhere else, and you get there in car." - E.B. White

    "Malgré l’opposition, Projet Montréal maintient le cap. « Ce que nous avons fait sur le Plateau, on veut le faire à la grandeur de Montréal », a répété M. Bergeron aux côtés de Luc Ferrandez."

    Citation Envoyé par Cataclaw Voir le message
    The only reason ... is the free indoor parking. Free.. indoor.. parking. No hassles. Blizzard 50cm snow? No problem.

  3. #23

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    Ce que je retiens de cet article est que d'ici 20 ans, nous passerons de 5 travailleurs pour un retraité à environs 2 travailleurs pour 1 retraités...ouch! Ça va faire mal et personne ne semble s'inquiéter de cette situation!!!

    L'or noir au secours du Québec

    http://www.lapresse.ca/actualites/po...-du-quebec.php

    Paul Journet
    La Presse

    Aux prises avec une lourde dette et un choc démographique imminent, le Québec n'a pas les moyens de se priver de son pétrole, soutient un groupe d'anciens péquistes, libéraux et de décideurs économiques dans un nouveau manifeste obtenu par La Presse.

    «Fermer la porte à l'exploitation du pétrole québécois serait irresponsable. Permettre une exploitation qui ne se ferait pas selon de hauts standards de protection de l'environnement le serait tout autant», lit-on dans la missive signée notamment par l'ancien premier ministre péquiste Bernard Landry, qui avait mis sur pied la division Pétrole et Gaz d'Hydro-Québec en 2002. Parmi les autres signataires: Joseph Facal (ex-président péquiste du Conseil du Trésor), Monique Jérôme-Forget (ex-ministre libérale des Finances), Éric Forest (président de l'Union des municipalités), Simon Prévost (président de Manufacturiers et exportateurs du Québec), Françoise Bertrand (PDG de la Fédération des chambres de commerce du Québec) et Yves-Thomas Dorval (président du Conseil du patronat du Québec).

    Le gouvernement péquiste est déjà favorable à l'exploitation pétrolière, tout comme les libéraux et les caquistes. Les signataires s'adressent donc davantage aux citoyens inquiets des risques de catastrophe environnementale ou d'une hausse des émissions de gaz à effet de serre.

    La menace des changements climatiques est réelle et préoccupante, reconnaît le manifeste. Mais le Québec consommera encore du pétrole à court et moyen terme - «pour encore plusieurs décennies», avancent-ils. Tout le pétrole consommé actuellement est importé. Cela cause un déficit commercial annuel de 11 milliards.

    En exploitant le pétrole terrestre (parfois de schiste) à Anticosti et en Gaspésie, ainsi que la structure Old Harry au large des Îles-de-la-Madeleine (protégée par un moratoire), Québec diminuera son déficit commercial, soutiennent-ils. À cela s'ajoutent les «entrées fiscales importantes» grâce à l'impôt sur les salaires et les taxes à la consommation des employés.

    Le collectif souhaite, comme l'a souvent répété la première ministre Pauline Marois, que le Québec s'inspire de la Norvège. Le pays scandinave produit 3 millions de barils de pétrole par jour et finance ainsi un fonds des générations, tout en maintenant son industrie des pêches.

    Beaucoup de retraités

    Le manifeste brosse un portrait sombre des finances publiques. En mars 2012, la dette nette du Québec représentait presque 50% du produit intérieur brut (PIB). La moyenne canadienne est

    de 28%.


    Le Québec subira de plus un choc démographique plus important que les autres provinces canadiennes. Le ratio actuel de travailleurs par retraité est de 5 pour 1. Dans moins de 20 ans, il pourrait diminuer jusqu'à seulement

    2 pour 1, prévient le manifeste.


    Les signataires se disent d'accord avec le projet péquiste d'électrification des transports. Ils espèrent «en venir, un jour, à développer de nouvelles alternatives de consommation d'énergie plus vertes».

    «Les études environnementales ne sont pas encore terminées. Aucune pétrolière n'est rendue à l'exploitation au Québec. Le nouveau régime de redevances pétrolières n'a pas été établi non plus. Il n'est donc pas possible de faire des estimés précis des retombées fiscales espérées. Les signataires n'y voient pas une solution miracle, mais plutôt un outil parmi d'autres dont on ne peut se priver, même s'ils concèdent que le risque zéro n'existe pas.»

    Le manifeste attaque sans les nommer les environnementalistes, accusant certains d'entre eux de «recourir à des stratégies de désinformation». Il n'y a toutefois pas que les environnementalistes qui s'inquiètent. Lautomne dernier, une étude environnementale stratégique commandée par le gouvernement au sujet de la structure Old Harry appuyait leurs craintes. Selon l'étude technique de 802 pages, nous manquons encore de connaissances quant aux impacts sur la faune et la flore marines, et les stratégies d'intervention en cas de catastrophe restent «déficientes».
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  4. #24

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    ...et voici le manifeste

    http://www.lapresse.ca/debats/votre-...7_article_POS1

    Tirer profit de notre pétrole

    La Révolution tranquille constitue une période marquante pour le Québec. Nous avons su nous bâtir, au fil des ans, des forces réelles sur lesquelles miser pour assurer notre essor économique et social. Cela nous a permis, collectivement, d'accroître l'accessibilité aux études et la diplomation, d'offrir une grande protection sociale aux moins bien nantis et de mettre en place des programmes sociaux généreux comme celui de l'assurance parentale, pour ne nommer que ces éléments. Nous saluons cette redistribution de la richesse et nous croyons fermement que nous devons prendre les moyens nécessaires pour la préserver.

    Or, plusieurs éléments commandent que nous nous interrogions sur la suite des choses. D'abord, la dette nette du Québec atteignait un niveau sans précédent au 31 mars 2012: elle était de 167 milliards de dollars et représentait tout près de 50% du PIB. À titre comparatif, elle correspondait à 36,9% du PIB en Ontario et à 27,7% du PIB pour l'ensemble des provinces canadiennes. Deuxièmement, le vieillissement démographique sera plus rapide au Québec que dans les autres provinces canadiennes et la plupart des pays industrialisés.

    Si nous signons cette lettre ouverte et le Manifeste pour tirer collectivement profit de notre pétrole, c'est pour inviter le gouvernement à autoriser l'exploration des ressources pétrolières afin de confirmer le potentiel d'exploitation, et éventuellement l'exploitation pétrolière. C'est aussi pour engager une discussion au Québec que nous souhaitons respectueuse et empreinte de pragmatisme.

    Il n'existe pas de solutions magiques. Nous devons retrousser nos manches, un peu comme nous l'avons fait au cours de la Révolution tranquille. Une des façons d'y parvenir est de miser sur les ressources pétrolières qui se trouvent en sol québécois.

    À ceux qui nous diront que le pétrole est une énergie du passé, nous leur demandons de ne pas rêver en couleurs. Nous consommerons du pétrole pour encore longtemps. D'ailleurs, la quantité de pétrole consommé a augmenté depuis dix ans au Québec, tout comme le nombre de véhicules sur les routes et le kilométrage parcouru. Bon an mal an, nous consommons entre 11 et 14 milliards de dollars en pétrole. C'est énorme!

    Retombées majeures pour le Québec

    Bien qu'il soit trop tôt pour estimer le nombre d'emplois créés par une exploitation du pétrole québécois, nous savons fort bien que d'autres endroits dans le monde se sont fortement enrichis grâce à des projets similaires. Prenons l'exemple de la Norvège, qui a su exploiter son pétrole tout en protégeant son environnement et en poursuivant ses activités maritimes. Aujourd'hui, la Norvège dispose d'un Fonds des générations de 645 milliards de dollars. Un exemple dont il faut certainement nous inspirer!

    N'oublions pas non plus l'impact positif que la consommation d'un pétrole intérieur aurait sur notre balance commerciale, dont le déficit est principalement dû à nos importations d'hydrocarbures.

    Le faire en respectant notre environnement

    Tirer profit de notre pétrole veut dire d'en retirer le maximum de bénéfices économiques, mais cette équation deviendrait nulle, voire négative, si nous en venions à créer des torts irréparables à l'environnement. Soyons bien clairs, nous prenons position aujourd'hui en faveur d'une exploitation responsable du pétrole québécois. Est-ce possible de réaliser des activités de développement qui ne présentent aucun risque pour l'environnement? La réponse est non. Notre responsabilité collective est de s'assurer que de hauts standards de protection de l'environnement soient mis en place, ce qui doit valoir pour l'exploitation pétrolière.

    Le Québec a la chance d'avoir des réserves impressionnantes de pétrole. Une telle opportunité n'est pas offerte à tous. Nous devons la saisir.

    Les signataires:

    Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec et professeur à l'UQAM; Joseph Facal, professeur à HEC Montréal et ancien président du Conseil du trésor du Québec; Monique Jérôme-Forget, conseillère spéciale chez Osler et ancienne ministre des Finances du Québec; Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ); Éric Forest, maire de Rimouski; Simon Prévost, président de Manufacturiers et exportateurs du Québec; André Bisson, administrateur; Michel G. Hudon, avocat-conseil; Serban Teodoresco, président de Preventa; Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec; Johanne Desrochers, PDG de l'Association des ingénieurs-conseils du Québec

    Pour lire le Manifeste pour tirer collectivement profit de notre pétrole: www.petrolequebec.ca
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  5. #25

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    Or, plusieurs éléments commandent que nous nous interrogions sur la suite des choses. D'abord, la dette nette du Québec atteignait un niveau sans précédent au 31 mars 2012: elle était de 167 milliards de dollars et représentait tout près de 50% du PIB. À titre comparatif, elle correspondait à 36,9% du PIB en Ontario et à 27,7% du PIB pour l'ensemble des provinces canadiennes. Deuxièmement, le vieillissement démographique sera plus rapide au Québec que dans les autres provinces canadiennes et la plupart des pays industrialisés.
    Les derniers forecasts de population du Québec ne montrent pas une baisse de la population. On atteindrait les 9 millions d'ici 11-12 ans.

  6. #26

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    Citation Envoyé par vivreenrégion Voir le message
    Les derniers forecasts de population du Québec ne montrent pas une baisse de la population. On atteindrait les 9 millions d'ici 11-12 ans.
    l'article ne disais pas que la population allait baisser, mais qu'il va y avoir BEAUCOUP plus de gens retraités et BEAUCOUP moins de gens en age de travailler!! Ça va nous causer beaucoup de problèmes d'ici 10-15 ans...
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  7. #27

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    Citation Envoyé par Habsfan Voir le message
    l'article ne disais pas que la population allait baisser, mais qu'il va y avoir BEAUCOUP plus de gens retraités et BEAUCOUP moins de gens en age de travailler!! Ça va nous causer beaucoup de problèmes d'ici 10-15 ans...
    Les caisses de la rrq vides d'ici 2030 par exemple.. On sait le système biaisé par définition mais pourtant on continue à forcer les jeunes travailleurs à y verser de l'argent qu'ils ne verront jamais.

  8. #28

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    Même si le poids de la dette et le vieillissement de la population n'étaient pas des enjeux aussi sérieux, la question de l'opportunité de permettre l'exploration pétrolière (suivie de son exploitation s'il y a lieu) se poserait, dès lors que le potentiel est identifié, ce qui est pratiquement le cas. Sans surprise, des enjeux économiques et environnementaux s'en trouvent soulevés. Indirectement, mais de façon très importante, des enjeux sociaux sont aussi concernés.

    Ce qui retient particulièrement mon attention dans ce dossier, c'est la forme que prendra la "joute politique", d'autant plus que les "trois principaux" partis politiques semblent généralement favorables. Certes, chacun y ira de ses nuances, mais en fin de compte le message principal prédominera (à savoir: pour ou contre). Les opposants, puisqu'il y en a, devront se chercher des appuis "ailleurs". Qu'est-ce que cela signifie?.. Probablement un "parti vert"; mais je suis intrigué par ce que fera (le parti) Québec Solidaire (QS).

  9. #29

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    Québec Solidaire a déjà affiché ses couleurs et s'oppose à l'exploitation pétrolière http://www.quebecsolidaire.net/polit...-de-coherence/ tout comme au pétrole de l'ouest via le pipeline d'Enbridge et celui de TransCanada. Avec une position aussi tranchée pas besoin d'un parti vert, il en a déjà la couleur.

    Bien sûr cette exploitation qui prendra plusieurs formes, pose un cas de conscience. Comment concilier nos engagements vis à vis de l'environnement, tout en exploitant nos richesses naturelles (fossiles et autres), qui ont le potentiel de régler plusieurs problèmes économiques à la fois. Je dirais premièrement qu'il ne faut pas faire de l'environnement une religion, mais bien un objectif dont il faut tenir compte dans notre développement. Il ne faut surtout pas être plus "catholiques que le pape" en disant du pétrole: "va-t-en Satan! ". Nous en consommons et nous en consommerons encore pour quelques décennies à tout le moins.

    La question ici concerne nos besoins qu'il faut satisfaire d'une manière ou d'une autre. Exploiter notre propre pétrole ne signifie pas nécessairement que l'on ajoute à l'offre mondiale proprement dite. Répondre à nos besoins qu'on évalue entre 11 et 14 G de dollars, en devenant plus ou moins auto-suffisant, est déjà un merveilleux défi en soi. Cependant rien pour le moment ne vient confirmer que nos réserves seront équivalentes à notre consommation, ni même s'en approcheront. Il y a encore beaucoup de travail à faire pour arriver à des estimés même approximatifs, et avant de décider d'un projet ou un autre, il faudra connaitre clairement les enjeux.

    Aucun doute cependant, qu'une exploitation selon nos besoins serait déjà très avantageuse, puisqu'elle rebalancera notre déficit commerciale. Donc moins d'argent qui sort du Québec et qui circulerait en surplus dans notre propre économie. Des milliers d'emplois potentiels directs et indirects, qui nécessiteront une maind'oeuvre nombreuse et payante pour les revenus de l'État.

    Un renversement possible du déficit migratoire inter-provincial et une plus grande densité dans les régions. Une immigration qui pourrait répondre à des besoins plus pointus dans le domaine, et un attrait supérieur pour des travailleurs spécialisés. En plus la possibilité de faire comme la Norvège en créant un fond pour les générations futures, qui étendront les bénéfices sur une plus grande période. Finalement une capacité accrue de remboursement de la dette, doublée de l'allégement du poids des intérêts, qui à leur tour déshypothéqueraient les générations futures, tout en nous donnant une plus grande marge de manoeuvre budgétaire.

    Face à ces avantages qui font rêver, difficile de dire: "fontaine je ne boirai pas de ton eau". Surtout que si ce n'est pas notre "eau" que l'on boit, il faudra la prendre ailleurs, car la "soif" elle, est bien réelle. Passer à côté de cette opportunité, serait à mon avis irresponsable et injuste envers les québécois et ceux à venir. Toutes les exploitations comportent des risques qu'il faut apprendre à gérer et rien ne nous empêche d'aller chercher l'expertise ailleurs, par des participations étrangères. Statoil, la compagnie norvégienne qui exploite des puits en mer aux conditions semblables au golfe du St-Laurent, serait notamment un partenaire de choix, d'autant qu'elle est sous contrôle par une participation majoritaire de l'État norvégien. Une formule que je privilégierais aussi.

    Maintenant c'est ici que le débats risque de se corser, car je fais davantage confiance au PQ pour mener à bien ce dossier puisqu'il a fait preuve d'un parti-pris indéfectible pour le Québec. Il a aussi une vision économique inspirée de la sociale-démocratie tout comme les pays scandinaves, dont le succès économique et social est indéniable. Une autre raison qui motive mon choix est le manque de confiance vis à vis du PLQ. J'ai encore l'histoire nébuleuse du gouvernement Charest avec Pétrolia http://www.vigile.net/+-Petrolia-+ dans la tête, et aussi celle de la centrale au gaz de Bécancour http://www.lapresse.ca/le-soleil/aff...gaz-fermee.php Je crains donc qu'une fois de plus on vende au plus offrant par des ententes moins favorables pour le Québec et des partenaires choisis, moins rigoureux et plus cupides dans leurs pratiques, aux mépris de l'enviornnement.

    Il faut viser les intérêts supérieurs du Québec. Nous ne pouvons pas dévier de notre objectif d'enrichissement collectif, ni le défi démographique qui nous attend. Il faut tirer le maximum de profit dans nos ententes de partenariat et conserver une participation majoritaire afin d'assurer que le volet environnemental ne sera pas sacrifié par cupidité. Le PLQ a forniqué avec la mafia et nous avons vécu presqu'une décennie de corruption suite au gouvernement Charest. Je n'ai donc aucune confiance dans ce parti pour piloter cet important dossier. Son bilan négatif est trop lourd et sa clientèle électorale ne représente pas le québécois moyen.

    Je ne voudrais pas faire de ce dossier une question politique, mais on voit bien que cette dernière n'est finalement jamais loin. Essayons tout de même de rester sur le sujet et garder la tête froide. Et si certains veulent débattre, apportez au moins des arguments solides qui ne relèvent pas d'opinions personnelles, et mettez des liens crédibles qui apporteront un éclairage qui sauront nous faire douter, à défaut de nous convaincre. Nul n'a le monopole de la vérité et elle se trouve toujours idéalement dans une forme de compromis.
    Le monde n'a pas tant besoin de grands hommes, que de grandes idées.

  10. #30

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    Citation Envoyé par acpnc Voir le message
    Québec Solidaire a déjà affiché ses couleurs et s'oppose à l'exploitation pétrolière http://www.quebecsolidaire.net/polit...-de-coherence/ tout comme au pétrole de l'ouest via le pipeline d'Enbridge et celui de TransCanada. Avec une position aussi tranchée pas besoin d'un parti vert, il en a déjà la couleur.

    Bien sûr cette exploitation qui prendra plusieurs formes, pose un cas de conscience. Comment concilier nos engagements vis à vis de l'environnement, tout en exploitant nos richesses naturelles (fossiles et autres), qui ont le potentiel de régler plusieurs problèmes économiques à la fois. Je dirais premièrement qu'il ne faut pas faire de l'environnement une religion, mais bien un objectif dont il faut tenir compte dans notre développement. Il ne faut surtout pas être plus "catholiques que le pape" en disant du pétrole: "va-t-en Satan! ". Nous en consommons et nous en consommerons encore pour quelques décennies à tout le moins.

    La question ici concerne nos besoins qu'il faut satisfaire d'une manière ou d'une autre. Exploiter notre propre pétrole ne signifie pas nécessairement que l'on ajoute à l'offre mondiale proprement dite. Répondre à nos besoins qu'on évalue entre 11 et 14 G de dollars, en devenant plus ou moins auto-suffisant, est déjà un merveilleux défi en soi. Cependant rien pour le moment ne vient confirmer que nos réserves seront équivalentes à notre consommation, ni même s'en approcheront. Il y a encore beaucoup de travail à faire pour arriver à des estimés même approximatifs, et avant de décider d'un projet ou un autre, il faudra connaitre clairement les enjeux.

    Aucun doute cependant, qu'une exploitation selon nos besoins serait déjà très avantageuse, puisqu'elle rebalancera notre déficit commerciale. Donc moins d'argent qui sort du Québec et qui circulerait en surplus dans notre propre économie. Des milliers d'emplois potentiels directs et indirects, qui nécessiteront une maind'oeuvre nombreuse et payante pour les revenus de l'État.

    Un renversement possible du déficit migratoire inter-provincial et une plus grande densité dans les régions. Une immigration qui pourrait répondre à des besoins plus pointus dans le domaine, et un attrait supérieur pour des travailleurs spécialisés. En plus la possibilité de faire comme la Norvège en créant un fond pour les générations futures, qui étendront les bénéfices sur une plus grande période. Finalement une capacité accrue de remboursement de la dette, doublée de l'allégement du poids des intérêts, qui à leur tour déshypothéqueraient les générations futures, tout en nous donnant une plus grande marge de manoeuvre budgétaire.

    Face à ces avantages qui font rêver, difficile de dire: "fontaine je ne boirai pas de ton eau". Surtout que si ce n'est pas notre "eau" que l'on boit, il faudra la prendre ailleurs, car la "soif" elle, est bien réelle. Passer à côté de cette opportunité, serait à mon avis irresponsable et injuste envers les québécois et ceux à venir. Toutes les exploitations comportent des risques qu'il faut apprendre à gérer et rien ne nous empêche d'aller chercher l'expertise ailleurs, par des participations étrangères. Statoil, la compagnie norvégienne qui exploite des puits en mer aux conditions semblables au golfe du St-Laurent, serait notamment un partenaire de choix, d'autant qu'elle est sous contrôle par une participation majoritaire de l'État norvégien. Une formule que je privilégierais aussi.

    Maintenant c'est ici que le débats risque de se corser, car je fais davantage confiance au PQ pour mener à bien ce dossier puisqu'il a fait preuve d'un parti-pris indéfectible pour le Québec. Il a aussi une vision économique inspirée de la sociale-démocratie tout comme les pays scandinaves, dont le succès économique et social est indéniable. Une autre raison qui motive mon choix est le manque de confiance vis à vis du PLQ. J'ai encore l'histoire nébuleuse du gouvernement Charest avec Pétrolia http://www.vigile.net/+-Petrolia-+ dans la tête, et aussi celle de la centrale au gaz de Bécancour http://www.lapresse.ca/le-soleil/aff...gaz-fermee.php Je crains donc qu'une fois de plus on vende au plus offrant par des ententes moins favorables pour le Québec et des partenaires choisis, moins rigoureux et plus cupides dans leurs pratiques, aux mépris de l'enviornnement.

    Il faut viser les intérêts supérieurs du Québec. Nous ne pouvons pas dévier de notre objectif d'enrichissement collectif, ni le défi démographique qui nous attend. Il faut tirer le maximum de profit dans nos ententes de partenariat et conserver une participation majoritaire afin d'assurer que le volet environnemental ne sera pas sacrifié par cupidité. Le PLQ a forniqué avec la mafia et nous avons vécu presqu'une décennie de corruption suite au gouvernement Charest. Je n'ai donc aucune confiance dans ce parti pour piloter cet important dossier. Son bilan négatif est trop lourd et sa clientèle électorale ne représente pas le québécois moyen.

    Je ne voudrais pas faire de ce dossier une question politique, mais on voit bien que cette dernière n'est finalement jamais loin. Essayons tout de même de rester sur le sujet et garder la tête froide. Et si certains veulent débattre, apportez au moins des arguments solides qui ne relèvent pas d'opinions personnelles, et mettez des liens crédibles qui apporteront un éclairage qui sauront nous faire douter, à défaut de nous convaincre. Nul n'a le monopole de la vérité et elle se trouve toujours idéalement dans une forme de compromis.
    so let me understand. The PQ represents average Quebeckers? Have you seen the polls? you're out to lunch as per usual

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