Le surendettement est autant un problème sérieux pour la société dans son ensemble, que pour les (trop nombreux) individus qui sont affectés directement.

Pour plusieurs (possiblement la majorité), l'origine (la cause) principale du surendettement est l'excès de consommation par rapport à des revenus quand même décents. Pour d'autres (probablement une minorité non négligeable), c'est un niveau de revenus inadéquat pour faire face aux dépenses minimales requises pour mener une vie décente. Les prescriptions pour les uns (le premier groupe que j'ai défini) et les autres sont fondamentalement différentes.

Ce pourquoi j'écrits que «c'est autant un problème pour la société» réfère à deux aspects: 1) les faillites et les «propositions du consommateur» imposent inévitablement un coût aux prêteurs, coût qu'ils doivent répercuter par le biais de charges plus lourdes à l'ensemble des emprunteurs. Et 2) La surconsommation a un effet de «drogue stimulante» sur l'activité économique, ce dont profitent aussi les gouvernements par le biais des taxes qu'ils perçoivent: si par magie la surconsommation disparaissait, cela entraînerait (au moins à court terme) un ralentissement économique, jusquà ce q'un nouvel équilibre soit atteint; le problème, c'est qu'il y aurait (inévitablement) un délai d'ajustement, les mauvaises nouvelles apparaissant avant les bonnes. Pour les gouvernements (les partis au pouvoir), ce serait difficile à avaler.

La transition (vers une société qui ne souffre plus de surendettement) devrait être «douce», c'est-à dire graduelle, si on veut éviter une crise.