Voir la version complète : Dette du Québec
loulou123
23/03/2007, 12h40
Le gouvernement du Québec accumule depuis 10 ans une dette cachée de plus de 6 milliards de dollars pour financer la remise en état du réseau routier québécois, malgré sa propre loi sur le déficit zéro.
Selon des données dévoilées par La Presse, ce déficit accumulé par le Fonds de conservation et d'amélioration du réseau routier, qui a été créé en 1996, a augmenté de 760 M$ par année en moyenne au cours des trois années au pouvoir du gouvernement libéral sortant.
Durant cette période, Québec a investi annuellement plus de 1 milliard dans la réfection et la construction de nouvelles routes.
Les 5,9 milliards de travaux routiers prévus d'ici trois ans pourraient faire passer le déficit du Fonds de conservation et d'amélioration à plus de 10 milliards.
Depuis 1996, tous les travaux routiers sont financés par des emprunts au Québec, ce qui permet d'en amortir les coûts sur plusieurs années. L'amortissement est utilisé par plusieurs gouvernements, depuis plusieurs années.
loulou123
17/06/2007, 10h28
15 juin 2007
La Presse
Faisons-nous peur un peu: le taux d’endettement des ménages canadiens a augmenté de 70 % depuis 1980.
Qu’est-ce que ça veut dire? Ce taux compare les dettes d’un ménage à ses revenus annuels disponibles. En 1990, les dettes correspondaient en moyenne à 75 % des revenus. En 2006, ce taux avait franchi la barre des 120 %.
Certains estiment que cette mesure est discutable parce qu’elle amalgame des dettes à échéances variées. «Ce qui est important dans cette mesure, c’est son évolution», signale Richard Archambault, économiste principal au Bureau du surintendant des faillites.
«En moyenne, explique-t-il, un individu en 1990 aurait eu besoin de consacrer tout son revenu disponible pendant neuf mois consécutifs pour rembourser la totalité de ses dettes. En 2006, il aurait fallu plus de 14 mois de revenu disponible pour rembourser la dette moyenne d’un Canadien. Ceci semble indiquer que la pression financière moyenne sur les individus a augmenté substantiellement depuis 1990.»
D’autres économistes veulent nous rassurer: l’essentiel est de savoir si cette dette permet tout de même aux ménages de s’enrichir. Mieux vaut donc la comparer à leurs actifs.
L’économiste principal des Études économique du Mouvement Desjardins, Mario Couture, a fait l’exercice: depuis 10 ans, par rapport aux actifs des ménages, l’importance de leurs emprunts a légèrement diminué. En 1996, 74,5 % de leurs actifs étaient dégagés de toute dette. En 2006, cette proportion avait grimpé à 76,6 %.
«Au cours des dernières années, les ménages québécois ont en moyenne amélioré leur situation financière à cause d’une croissance plus importante de leurs actifs que de leurs dettes», conclut-il.
Mario Couture convient cependant qu’il s’agit d’une perspective macroéconomique, et que certains ménages, aux franges de la moyenne, connaissent des situations difficiles.
C’est en effet ce qu’observe Manon Houde, conseillère budgétaire à l’ACEF Rive-Sud de Québec.
«L’endettement a des conséquences plus graves que ce que les gens pensent, dit-elle. Dans nos rencontres, ce qu’on voit, c’est l’amoindrissement de la qualité de vie et du pouvoir d’achat, le stress, les conséquences physiques que l’endettement apporte…»
Question de vulnérabilité
Pour la majorité des ménages, «la vulnérabilité proviendrait d’une situation économique qui changerait abruptement», estime Mario Couture.
Il aborde les facteurs d’inquiétude un par un.
Sursaut important des taux d’intérêt? Les taux sont à la hausse, mais on ne prévoit qu’une hausse de 50 points de base cette année (0,5 %).
Récession?
L’activité économique a ralenti au premier semestre, mais l’activité sur le marché du travail nous indique que nous sommes encore loin d’une récession.
Risque de baisse de la valeur des résidences comme aux États-Unis? La situation au Québec est très différente, où on ne connaît à peu près pas les prêteurs hypothécaires à haut risque, et où l’immobilier croît encore à raison de près de 4 % par année.
Écroulement du marché boursier? Une correction majeure aurait un impact certain sur les actifs financiers des ménages, mais à peine 30 % du portefeuille québécois typique est concentré dans les valeurs mobilières.
En somme, rien pour tirer la sonnette d’alarme.
En fait, selon James O’Connor, économiste à l’Institut de la Statistique du Québec, la difficulté réside dans le fait qu’on ne sait pas à quel taux il conviendrait de tirer cette sonnette. «On s’en inquiète depuis des années et il ne se passe rien», lance-t-il.
Il rappelle que le taux d’endettement et le taux d’épargne sont liés aux taux d’intérêt. «Les taux d’intérêts se maintiennent à un taux historiquement bas. Il est normal alors que le taux d’endettement soit historiquement élevé et que le taux d’épargne soit historiquement bas.»
Mais tous les économistes ne voient pas la situation de cet œil.
En 2004, —rare exemple de circonspection dans le monde bancaire —, les économistes de la Banque Scotia s’étaient inquiétés que la hausse rapide de l’endettement des familles nord-américaines puissent accroître leur vulnérabilité à un revers de la conjoncture économique.
Richard Archambault partage ce point de vue. «J’ai peur que si une récession survient, l’effet soit pire qu’en 1990», confie-t-il. Le nombre de faillites de consommateurs au Canada était alors passé de 29 155 en 1989 à 62 033 en 1991.
Le taux d’endettement calculé par Statistique Canada était alors à 91 %. Il dépassait 120 % en 2006.
On doit reconnaître que le nombre de cas d’insolvabilité (faillites et propositions de consommateurs) s’est stabilisé au Canada depuis quelques années, malgré l’endettement croissant.
«Il semble que les effets de l’endettement sur l’insolvabilité soient largement atténués par les faibles taux d’intérêts, et particulièrement par la bonne performance du marché du travail, observe Richard Archambault. Le marché du travail n’a jamais été aussi dynamique et créateur d’emplois depuis près de 30 ans.»
Cependant, ajoute-t-il, un renversement de la situation «pourrait frapper plusieurs ménages de plein fouet, particulièrement ceux qui peinent déjà à joindre les deux bouts.»
Une croissance basée sur l’endettement
C’est la structure de la dette des ménages qui inquiète spécialement Jacques Nantel, professeur à HEC Montréal. «Nous en sommes à un point où une partie importante de cette dette, près du tiers, est constituée de dettes à courantes à court terme», dénonce-t-il.
Cependant, il perçoit des répercussions plus profondes et fondamentales à l’endettement des ménages.
«Ce qui fait rouler l’économie, ce n’est plus tellement le secteur manufacturier ou le secteur commercial, mais en grande partie le secteur ménage, souligne-t-il. De telle sorte que le moindre soubresaut sur les taux d’intérêt, entre autres, aura un effet multiplicateur.» Cet effet s’exercera sur la situation du ménage endetté, mais également, à rebours, sur le contexte économique dans lequel il vit.
Pour soutenir la croissance économique, le secteur domestique ne peut compter que sur l’accroissement démographique — à peu près nul —, et sur l’accroissement de la richesse des ménages — plutôt lent.
À défaut, poursuit M. Nantel, il faut «vider le bas de laine, ce qui est déjà fait, ou s’endetter davantage, ce qu’on est en train de faire.»
En d’autres mots, on est en train d’étrangler lentement la poule aux œufs d’or.
Le spectre d'un retour au déficit inquiète les économistes
Mise en ligne 06/03/2008 16h23
http://argent.canoe.com/archives/lca/infos/quebec/media/2008/03/20080306-162308-g.jpg
Pour éviter tout retour au déficit, Monique Jérôme-Forget, devra se livrer à un vrai numéro de funambule le 13 mars lors du dépôt du budget 2008-2009. Dans ce contexte, la ministre des Finances a repris à son compte les mots clés de Jim Flaherty prononcés lors du dernier budget fédéral : prudence et discipline. Et pour cause.
Quelques années après le retour à l'équilibre, le Québec tombera ou ne tombera pas en déficit ? « C'est comme le Canadien au début de chaque saison, on ne sait jamais s'il va faire les séries ou pas », lance Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs Mobilières Banque Laurentienne.
« La force et la durée du ralentissement économique pourraient affecter les revenus significativement à la baisse et par ricochet, avoir des impacts directs sur l'équilibre budgétaire. Les risques de revoir un déficit ne sont pas improbables si jamais le repli de l'économie américaine perdurait », avertissent les économistes de Desjardins.
Imagination
Mais une marge de manoeuvre très réduite, 200 M$, n'est pas une excuse pour ne pas proposer de nouvelles initiatives fiscales à l'instar de la Colombie-Britannique, signale Sébastien Lavoie. Celle-ci, lors de son dernier budget, a instauré une taxe sur le carbone tout en réduisant les impôts des particuliers et des entreprises. Bien des tours de passe-passe sont possibles sans affecter in fine les revenus de l'État.
« Le gouvernement doit redoubler d'imagination pour améliorer l'efficience de l'économie... alors que le Québec perd du terrain vis-à-vis de ses voisins immédiats au plan de la prospérité en général », souligne le Mouvement Desjardins dans sa dernière étude intitulée « Budget du Québec 2008: maintenir l'équilibre budgétaire avant tout ».
Pour Sébastien Lavoie, le gouvernement doit s'attarder à rendre le système fiscal plus compétitif afin de doper la performance économique. « C'est le thème à vendre aux Québécois », assure l'économiste.
Du même souffle, le Mouvement Desjardins avance que « le gouvernement devrait immédiatement augmenter sa taxe de vente et redistribuer les sommes récupérées par le biais de baisses d'impôts. Une élimination de la taxe sur le capital et une réduction de l'impôt sur le revenu des particuliers, financées à même une augmentation de la taxe de vente, amélioreraient sans aucun doute l'efficience du régime fiscal québécois ».
Dans son budget précédent, Monique Jérôme-Forget avait annoncé l'abolition de la taxe sur le capital pour 2011 et une réduction importante de son taux d'ici là. Mais tous les experts s'accordent à dire que cette taxe doit passer à la trappe le plus rapidement possible. Desjardins suggère de la remplacer par des mesures incitatives comme des crédits d'impôt à l'investissement.
Pour contrer le choc démographique qui attend le Québec, M. Lavoie souhaite que le gouvernement Charest incite les baby-boomers à rester plus longtemps sur le marché du travail via des crédits d'impôt supplémentaires pour les travailleurs âgés de 55 ans et plus.
L'économiste de Valeurs mobilières Banque Laurentienne attend aussi de pied ferme la ministre des Finances à propos du nouveau compte d'épargne libre d'impôt (CELI) créé par le gouvernement Harper. Les revenus d'intérêts, de dividendes ou de gains en capital provenant du CELI seront exempts d'impôt fédéral. Selon l'économiste, de par la loi, toutes les provinces à l'exception du Québec doivent emboîter le pas à Ottawa. D'après ses calculs, en jouant le jeu, Québec se priverait d'environ 10 M$ de revenus fiscaux à partir de 2009, date de son entrée en application. Le jeu en vaut la chandelle, estime-t-il.
Reste aussi pour le gouvernement Charest l'épineuse question de la dette. Au total, elle s'élèvera à 127,8 G$ à la fin de l'exercice 2008-2009, soit 41,7 % du PIB. M. Lavoie, comme les économistes de Desjardins, appelle Québec à accroître les tarifs d'électricité afin de financer l'endettement de la province.
Une hausse encadrée des tarifs, assortie de mesures compensatoires pour les plus démunis permettrait de dégager des sommes considérables, assure le mouvement coopératif.
http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2008/03/20080306-162308.html
JCC-Fromthere
10/03/2008, 21h24
Du même souffle, le Mouvement Desjardins avance que « le gouvernement devrait immédiatement augmenter sa taxe de vente et redistribuer les sommes récupérées par le biais de baisses d'impôts. Une élimination de la taxe sur le capital et une réduction de l'impôt sur le revenu des particuliers, financées à même une augmentation de la taxe de vente, amélioreraient sans aucun doute l'efficience du régime fiscal québécois ».
Amen! Le Québec aurait du récupérer le premier % de TPS depuis longtemps, et la fenetre est presque fermée pour le deuxieme point de TPS. C'est difficile a faire pour un gouvernement minoritaire avec une population qui ne voit pas la différence économique entre une taxe de vente et un impot sur la salaire...
Je crois que si le gouvernement avait récupéré immédiatement les deux points de taxes de vente et expliqué à la population qu'il dédiait ces sommes à des buts très précis (éducation, santé, villes, ... ou même pour verser directement dans le fond des générations), la population aurait accepté sans trop de misère... beaucoup plus difficile à faire maintenant, surtout en période d'incertitude économique....
J'aurais accepté pour une baisse des impôts sur le revenu, ou sur des infrastructures. Mais des programmes?? sérieusement c'est jeter de l'argent par les fenêtres, combien de milliards sont mis de plus dans la santé?? et ça règle rien. Le système et inefficace et c'est pas l'argent qui va régler le problème.
JCC-Fromthere
11/03/2008, 09h33
J'aurais accepté pour une baisse des impôts sur le revenu, ou sur des infrastructures. Mais des programmes?? sérieusement c'est jeter de l'argent par les fenêtres, combien de milliards sont mis de plus dans la santé?? et ça règle rien. Le système et inefficace et c'est pas l'argent qui va régler le problème.
L'important, ca aurait été de récupérer les points de taxe au plus vite. Apres, on peut décider de mettre ca ou on veut, c'est moins important. Maintenant, ca va etre difficile de revenir en arriere. Le Québec a manqué une excellente chance de rendre son économie plus performante.
« Le gouvernement doit redoubler d'imagination pour améliorer l'efficience de l'économie... alors que le Québec perd du terrain vis-à-vis de ses voisins immédiats au plan de la prospérité en général », souligne le Mouvement Desjardins dans sa dernière étude intitulée « Budget du Québec 2008: maintenir l'équilibre budgétaire avant tout ».
Bizarre qu'on en parle pas souvetn de cette situation au Québec....très bizarre!
L'important, ca aurait été de récupérer les points de taxe au plus vite. Apres, on peut décider de mettre ca ou on veut, c'est moins important. Maintenant, ca va etre difficile de revenir en arriere. Le Québec a manqué une excellente chance de rendre son économie plus performante.
Maintenant que c'est fait, tant pis.
À moins d'une manoeuvre qui explique très clairement aux gens que chaque cent prise en TVQ va retourner en impôts sur le revenu... sauf que les plus pauvres vont bitcher parceque leur sac de chips va couter plus cher et qu'ils paient pas d'impots sur le revenu de toute façon.:awesome: :awesome:
sauf que les plus pauvres vont bitcher parceque leur sac de chips va couter plus cher et qu'ils paient pas d'impots sur le revenu de toute façon.
Tu n'es probablement pas très sérieux dans tes propos, mais le pire c'est que ça va arriver. les groupes de pression poir la protection des pauvres chialerait si jamais le gouv. augmentais la TVQ.
Comme l'office de la protection du consommateur ( de sacs de chips et de gros leggins mauve format XXL)
yarabundi
12/03/2008, 16h34
God !! que vous aimez beurrer large. Parlant de bitcher, je trouve que vous êtes de sérieux bitcheux sur ce site. J'ai de plus en plus l'impression que vous bitchez juste pour bitcher. Bof !! Si ça vous fait du bien....Pendant que vous afites ça ici, ça permet de libérer les lignes ouvertes. ;)
Bah come on man, on s'amuse un peu... l'hiver est long, y a trop de neige. À ce moment-ci de l'année les rues sont remplis de mini jupes ce qui nous garde loin de l'ordi et des forums. :D
yarabundi
12/03/2008, 18h38
Moi aussi je trouve l'hiver trop long mais je préfère bitcher sur la neige, sur les miss météo que sur n'importe quoi (ou qui) d'autres. Je préfère rager contre l'état des trottoirs donc de bitcher contre la ville, contre les Montréalais qui nettoient leur entrée de garage et pitchent toute la neige sur le trottoir, forçant les piétons à escalader des bancs de neige de 3 mètres de haut.
Je bitch beaucoup moin que les gens de Heritage Montréal ou Les Amis de La Montagne.
Contrairemetn à eux qui aimerait que tout reste comme que c'est aujourd'hui, moi je veux voir am ville progresser vers l'avant...pas reculer en arrière!
La facture fiscale des Québécois: 95 milliards
25 avril 2008 - 06h36
La Presse
Michel Girard (michel.girard@lapresse.ca)
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/images/article/outils_grossir.gif (javascript:changeFontSize2('ftsize'))Grossir caractère (javascript:changeFontSize2('ftsize'))http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/images/article/outils_imprimer.gif (http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/article?AID=/20080425/LAINFORMER0201/804250668/-1/LAINFORMER01&template=printart&print=1)Imprimer (http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/article?AID=/20080425/LAINFORMER0201/804250668/-1/LAINFORMER01&template=printart&print=1)http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/images/article/outils_envoyer.gif (http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/art_tips?Date=20080425&Category=LAINFORMER0201&ArtNo=804250668&SiteData=CP&SectionCat=LAINFORMER01)Envoyer (http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/art_tips?Date=20080425&Category=LAINFORMER0201&ArtNo=804250668&SiteData=CP&SectionCat=LAINFORMER01)
Quatre-vingt-quinze milliards de dollars.
var nsteinWords;nsteinWords = unescape('');Voilà la somme magistrale que les contribuables québécois ont directement versée en impôts et taxes de tout acabit aux administrations publiques au cours de l'année 2006, soit 47,4 milliards au provincial, quelque 38,4 milliards au fédéral et 9,1 milliards aux municipalités et commissions scolaires.
Sont exclues de cette facture fiscale les cotisations aux divers régimes sociaux (assurance emploi, RRQ, CSST, etc.).
Quand le groupe de travail Montmarquette-Lachapelle-Facal sur la tarification des services publics laisse entendre qu'on ne paye pas assez cher pour recevoir les services gouvernementaux, on comprend peut-être un peu mieux pourquoi les Québécois affichent une évidente réticence.
En sus des 95 milliards d'impôts et de taxes qu'ils ont versés aux administrations publiques, les Québécois ont versé en 2006 la somme additionnelle de 22 milliards de dollars de tarifs pour obtenir les services publics québécois.
Le Groupe de travail Montmarquette estime que les Québécois devraient, par rapport à la moyenne canadienne, payer au moins 5 milliards de plus pour la tarification de ces services publics.
Le groupe affirme que ce sont les nantis qui profitent le plus de la «sous-tarification» des services publics.
Une petite mise au point s'impose. Pour être équitable un tant soit peu envers les nantis, il faudrait peut-être ajouter que ce sont ces nantis de la classe moyenne et de la classe riche qui payent la grosse proportion des 95 milliards de recettes fiscales.
Juste au chapitre des impôts des particuliers, 40% des contribuables québécois ne payent pas d'impôts. C'est donc dire que les 39 milliards d'impôts versés à Québec et Ottawa en 2006 provenaient des poches de seulement 60% des contribuables.
Aussi lucide soit-il, le message du groupe Montmarquette sur la «culture de la gratuité» des services publics passe difficilement.
La raison en est fort simple: les Québécois ont l'impression qu'une augmentation de tarification représenterait tout simplement une ponction d'impôts indirects additionnels, voire une autre façon déguisée pour le gouvernement du Québec d'aller puiser dans les poches des contribuables.
Une anecdote. Cette perception d'impôts indirects par l'entremise d'une augmentation des tarifs des services publics est tellement réaliste que même l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) inclut les bénéfices de certaines sociétés d'État (SAQ, Loto-Québec) dans ses tableaux portant sur la compilation des «IMPÔTS INDIRECTS» perçus par le gouvernement du Québec.
Ainsi, en incluant Hydro-Québec, les bénéfices des trois grosses sociétés d'État ont rapporté au gouvernement du Québec quelque 4,6 milliards d'impôts indirects en 2006!
Le rapport Montmarquette nous dit que la tarification ne représente qu'un faible pourcentage du financement de divers services publics, voire 16% du coût des services de garde, 6% du réseau de la santé, 41% des organismes de transport, 40% de l'assurance médicaments, 25% de l'éducation postsecondaire, 29% des organismes culturels, etc.
En outre, on paierait notre électricité 34% moins cher que la moyenne canadienne.
Le problème avec les groupes de travail c'est qu'ils présentent toujours des informations morcelées, détachées de l'ensemble des administrations publiques.
Par opposition, le contribuable, lui, a une vision plus globale et pratico-pratique de ce que les administrations publiques lui coûtent.
Après s'être fait éplucher le salaire par les impôts, il paye des taxes de vente sur ses achats de biens et services, des taxes municipales, des taxes scolaires, des droits d'accise sur le pétrole, etc., etc.
Ainsi quand ils entendent parler d'une augmentation de tarification des services publics, les contribuables voient immédiatement l'État leur imposer une surcharge financière sans aucune forme de compensation fiscale.
Voilà pourquoi les contribuables perçoivent une hausse de tarification des services publics comme rien de moins qu'un impôt indirect.
Les gros canons du Groupe de travail Montmarquette auront beau expliquer qu'une augmentation des tarifs gouvernementaux aura des répercussions bénéfiques sur une meilleure utilisation des services gouvernementaux, et ce, sans que les plus démunis de la société en soient pénalisés, leur message passera difficilement tant et aussi longtemps que la révision des tarifs ne fera pas partie d'une réforme plus globale de la redistribution des recettes fiscales.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080425/LAINFORMER0201/804250668/-1/LAINFORMER01
Juste au chapitre des impôts des particuliers, 40% des contribuables québécois ne payent pas d'impôts. C'est donc dire que les 39 milliards d'impôts versés à Québec et Ottawa en 2006 provenaient des poches de seulement 60% des contribuables.
C'est surtout cette phrase qui me tappe sur le nerfs! 40%!!! Je n'en reviens toujours pas!
ErickMontreal
14/06/2008, 13h36
Le Québec dans le rouge de 5,8 milliards
Antoine Robitaille
Le Devoir
samedi 14 juin 2008
Québec — Malgré la Loi sur l’équilibre budgétaire adoptée en 1996, les finances du Québec se sont enfoncées dans le rouge de 5,8 milliards de dollars. C’est le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, qui arrive à cette conclusion après avoir évalué l’état de la situation par le prisme des « principes comptables généralement reconnus » (PCGR), adoptés par le gouvernement Charest cet automne. Ceux-ci agrandissent le périmètre comptable du Québec pour y inclure notamment les déficits des hôpitaux.
Le vérificateur avait reçu le 21 mai dernier le mandat de la part de l’opposition (contre l’avis du gouvernement minoritaire) d’établir, dans un rapport spécial, le « solde budgétaire réel » au 31 mars 2007. Celui-ci a été déposé hier matin et les réactions ont été immédiates.
La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a soutenu que le VG avait confirmé « que les états financiers du gouvernement sont équilibrés ». Pour 2006-07, le solde budgétaire de 109 millions « donne une image fidèle de l’atteinte de l’équilibre budgétaire évalué aux fins de la loi », écrit M. Lachance. Mais le « déficit cumulé » s’était constitué avant, et c’est celui qui fait débat.
Selon Mme Jérôme-Forget, les nouveaux PCGR ne font que refléter différemment une réalité qui n’a pas foncièrement changé : « Les chiffres étaient connus. Les gens [des maisons de cotations], les Moody’s, [...] quand ils ont haussé à deux reprises la cote de crédit du gouvernement, ils étaient au courant des chiffres. »
Elle a aussi insisté sur le fait que le « déficit cumulé » n’était pas uniquement le fait de son gouvernement, mais aussi celui du PQ, au pouvoir lors de la dernière révision des normes comptables, en 1998. « Le solde se répartit comme suit, a reconnu la ministre : 2 568 000 000 $ au Parti québécois et 3 188 000 000 $ au Parti libéral du Québec. »
Une partie de ces montants sont aussi dus à une « erreur d’estimation du gouvernement fédéral », qui avait versé trop d’argent à l’État québécois en 2002, a expliqué Mme Jérôme-Forget. Somme que le gouvernement libéral, au début de son premier mandat, s’est engagé auprès d’Ottawa à rembourser sur une décennie, à coup de 300 millions par année.
Selon le sous-ministre en titre aux Finances, Jean Houde, la dette du Québec au cours des dernières années a augmenté essentiellement pour des immobilisations. Celle utilisée « pour financer ce qu’on appelle l’épicerie [...] n’a pas beaucoup augmenté », a-t-il soutenu.
La réforme comptable de 1998 s’était soldée par un transfert de 15 milliards à la dette, a souligné Mme Jérôme-Forget. Au reste, elle a plaidé pour l’adoption cet automne du projet de loi 85 par l’Assemblée nationale. Celui-ci permet à Québec de constituer une réserve avec les « excédents » d’Hydro-Québec afin d’éviter un déficit. Grâce à « 85 », le gouvernement pourrait « encourir un déficit jusqu’à concurrence de l’excédent cumulé » et utiliser la réserve de stabilisation pour « verser des sommes au Fonds des générations ». Enfin, le projet de loi prévoit que « l’excédent cumulé est établi à zéro au 1er avril 2006 et il précise le montant de la réserve de stabilisation au 31 mars 2007 ».
Une convertie
Pendant la campagne électorale de 2007, Mme Jérôme-Forget s’était révélée hostile à l’application des PCGR. Elle souligna au crayon gras un « effet pervers » de ces règles définies par l’Institut canadien des comptables agréés pour le secteur public. En incluant tous les déficits des hôpitaux et des universités dans le périmètre comptable de l’État, « cela voudrait dire qu’un établissement qui est irresponsable et n’entrerait pas dans son budget n’aurait aucune pénalité et serait intégré à l’intérieur des sommes gouvernementales », avait-elle dit. Elle considérait qu’on ne pouvait « ignorer année après année un établissement qui ferait des déficits impunément ».
Mais comme elle l’a rappelé hier, elle a, depuis l’élection du gouvernement minoritaire, « viré complètement » : « Je me suis dit : à partir du moment où ça va apparaître dans mon déficit, je vais m’en occuper moi-même, personnellement. » L’autre avantage de ces nouvelles règles comptables est de pouvoir plus facilement comparer les finances publiques du Québec avec celles des autres provinces, qui utilisent les mêmes PCGR.
Sacoche
L’opposition péquiste a vertement dénoncé le gouvernement : « Ce qui est clair, c’est que la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a essayé de cacher des déficits et elle s’est fait prendre la main dans la sacoche », a pesté le critique péquiste en matière de finances, François Legault. À ses yeux, le Québec se retrouve « en déficit structurel » de 1,3 milliard. « La ministre des Finances est en train de dépenser avec la carte de crédit de nos enfants et il y a un problème grave d’équité entre les générations », a-t-il dit.
La ministre Jérôme-Forget a rejeté cette interprétation de son « adversaire et ami François Legault » en ces termes : « Cela est faux, totalement faux, archifaux. » Elle soutient avoir prévu la baisse d’impôt de 950 millions de dollars en constituant une réserve de 1,9 milliard de dollars. De cette réserve, elle a soutiré 580 millions pour l’ajouter au Fonds des générations. « Le reste, 1,3 milliard, je l’ai attribué aux deux années 2008-09, 2009-10 », a-t-elle précisé, estimant que c’était là la démarche d’une « mère économe » ou d’une « bonne mère de famille ».
M. Legault a aussi réitéré son refus d’adopter le projet de loi 85. Il y voit une façon de « forcer par magie un surplus de 1,4 milliard alors qu’il y a un déficit de 4,4 milliards ».
Le critique adéquiste Gilles Taillon s’est montré plus conciliant que son collègue du deuxième groupe d’opposition. D’abord, il voit dans l’adoption des PCGR une victoire de l’ADQ : « Il faut admettre que la ministre des Finances s’est rangée à notre argumentaire. » M. Taillon a aussi rappelé que l’ADQ allait appuyer le projet de loi 85, moyennant un amendement selon lequel les comptes publics seraient déposés sept jours à l’avance et passés au crible par le Vérificateur général. Ainsi, il serait plus facile de s’assurer qu’il y a bien « déficit zéro ».
François Legault a rétorqué que cet appui de l’ADQ à une « manigance du gouvernement » était « surprenant » et contrastait fortement « avec tous les beaux discours qu’on a entendus depuis 13 ans de la part de Mario Dumont, qui se préoccupait du déficit et de la dette ». Et il a ajouté : « Je pense qu’il vient de perdre aujourd’hui le peu de crédibilité qui lui restait. »
ErickMontreal
17/06/2008, 10h56
Charest retreats in his attack on Quebec's debt
The premier now scolds Dumont for suggesting the problem should be tackled
DON MACPHERSON, The Gazette
Published: 8 hours ago
Jean Charest's evolution as premier of Quebec can be measured in degrees - 180 of them, give or take a few.
Responding to a promise by opposition leader Mario Dumont that his Action démocratique party would give Quebec "a real policy" to stop the public debt from growing, Charest implied that Dumont seems to want to stop repairing the province's roads and hospitals.
The Presse Canadienne quoted Charest as saying in an interview that it is impossible to invest in public infrastructure without borrowing and adding to the debt.
Yet only two years ago, it was Charest who made debt reduction a major theme of the latter part of his government's first term in office.
In his speech at the inauguration of a new session of the legislature, the premier said the size of the province's public debt, then $117 billion, was "cause for concern."
Unless it was brought under control, the "debt spiral" would threaten Quebec's prosperity, limit its options and compromise public services.
Interest payments, then $7.5 billion a year, were the government's third-largest expense, more than the budget of any department except health and education. "That means $7.5 billion that cannot be allocated to education, health, daycare services, the fight against poverty and many other commitments of the government."
His government was sensitive to calls for action "to avoid having the weight of the debt end up provoking a real and serious crisis in public finances."
And it refused to leave future generations with a lower standard of living because of the debt. "As premier and as a father, I reject the idea that the young people of today and tomorrow might live less well than their parents."
But Charest's solution, to create the Generations Fund to begin paying down the debt eventually, was widely criticized as too timid.
And in the two years since he delivered his call for action, the gross public debt has continued to grow. The preliminary figure for the debt at the end of the fiscal year last March 31 was $144.9 billion. Subtracting an increase of $19.2 billion the previous year attributable to a change in the government's accounting methods, the debt still would have increased by $8 billion since Charest's speech.
That's even though Quebec governments have been announcing "balanced" budgets since 1996, as required by law.
But as auditor-general Renaud Lachance reported last week, first the former Parti Québécois government that adopted the law and then the current Liberal one actually ran up an accumulated hidden deficit of $5.8 billion by the end of the 2006-07 fiscal year.
That's when the Charest government finally accepted the auditor-general's long-standing recommendation to adopt generally accepted accounting principles.
The Liberals' average annual hidden deficit of $1.1 billion was nearly three times as large as that of the PQ.
Charest said on the weekend that it's not necessary to reduce the size of the debt in absolute terms. Rather, he said, it's enough to reduce it in proportion to the size of the economy as measured by the gross domestic product.
http://www.canada.com/montrealgazette/news/editorial/story.html?id=d6da5e1b-31da-44c7-8f11-bcc6fec9c7e3
And in the two years since he delivered his call for action, the gross public debt has continued to grow. The preliminary figure for the debt at the end of the fiscal year last March 31 was $144.9 billion. Subtracting an increase of $19.2 billion the previous year attributable to a change in the government's accounting methods, the debt still would have increased by $8 billion since Charest's speech.
That's even though Quebec governments have been announcing "balanced" budgets since 1996, as required by law.
But as auditor-general Renaud Lachance reported last week, first the former Parti Québécois government that adopted the law and then the current Liberal one actually ran up an accumulated hidden deficit of $5.8 billion by the end of the 2006-07 fiscal year.
That's when the Charest government finally accepted the auditor-general's long-standing recommendation to adopt generally accepted accounting principles.
The Liberals' average annual hidden deficit of $1.1 billion was nearly three times as large as that of the PQ.
Can someone tell me how is it possible for Gov't s to accumulate deficits if its supposed to be against the law???
Something is not right about this. Somethinig smells fishy.
Robertpuant
17/06/2008, 16h00
5,8 milliards en douze ans c'est pas si dramatique que ça. Mais si c'est contre la loi, ben là...
Il faut briser le tabou du déficit
Alain Dubuc
La Presse
Au Québec, ailleurs dans le monde, ou encore au Canada - à l'exception de Stephen Harper -, on s'entend sur l'importance d'une action gouvernementale pour contrer les effets de la crise mondiale. Depuis deux semaines, c'est devenu le principal enjeu de la campagne électorale fédérale. Le même débat a lieu au Québec entre le gouvernement Charest et ses deux partis de l'opposition.
Ces débats ont quelque chose d'un peu éthéré, parce qu'il y a une limite à ce que les gouvernements peuvent faire, parce qu'il est difficile aussi d'établir un plan précis face à une réalité radicalement nouvelle et quand on ne sait pas vraiment ce qui va arriver.
Mais il y a une autre raison: c'est qu'un des outils majeurs dont disposent les gouvernements en période de ralentissement ou de récession est le recours aux déficits pour relancer l'économie. Cependant, au Canada, tout comme au Québec, c'est un chemin qu'aucun politicien ne voudra emprunter et un mot tabou que personne n'osera prononcer.
Et pourtant, c'est l'a b c de la science économique, pour qui la création d'un déficit est un outil conjoncturel valide. Cela s'inscrit dans la théorie keynésienne, développée à la lumière de la grande crise. Elle dit, en gros, que les États peuvent jouer un rôle régulateur sur les cycles économiques en engrangeant des surplus budgétaires en période de forte croissance, pour contrer la surchauffe, mais aussi, à l'inverse, en créant des déficits pour relancer l'économie quand celle-ci ralentit.
Bien des pays, et particulièrement le Canada, se sont inspirés des théories de Keynes, mais seulement à moitié. On s'est mis à créer des déficits, dans les années 70, pour soutenir l'économie, mais sans le nécessaire retour du balancier. On a oublié l'autre volet de la théorie, l'importance de revenir à une situation d'équilibre budgétaire ou de surplus. Cela a créé une spirale qui a plongé le Canada et le Québec dans une situation d'endettement dont nous payons toujours le prix.
C'est parce que les déficits nous ont fait frôler la catastrophe que leur élimination est devenue une croisade, et que le maintien des surplus est devenu un dogme. On comprend bien pourquoi. On a trop peur que les politiciens, comme des junkies, ne nous entraînent encore une fois dans une spirale s'ils cèdent à la tentation du déficit.
Mais on en vient à oublier que le recours au déficit est une bonne politique conjoncturelle, et que la situation actuelle, tout à fait unique, est le genre de situation qui peut justifier cet outil d'exception. D'ailleurs, la loi québécoise sur le déficit zéro prévoit justement des mécanismes pour permettre des déficits conjoncturels et pour assurer leur résorption.
À ce chapitre, le Canada, et plusieurs provinces, sont dans une situation privilégiée, parce que les budgets sont équilibrés et qu'un déficit ne provoquerait pas une situation financière intenable, comme aux États-Unis. C'est ce que notait hier dans ces pages l'ancien recteur de l'Université de Montréal, l'économiste Robert Lacroix, et qui fut aussi mon professeur, pour qui cette marge de manoeuvre «doit être utilisée intelligemment, sans craindre, si nécessaire, un déficit budgétaire conjoncturel».
Pas tout de suite. Pas obligatoirement. Mais c'est une option qu'il faut garder en réserve. Pour l'instant, le Canada et le Québec ne sont pas dans une posture trop mauvaise. Non seulement nous échappons à la crise financière, mais les révisions à la baisse des prévisions économiques pour le Canada sont assez modestes. Le Fonds monétaire international, par exemple, réduit de 1% à 0,7% sa prévision pour la croissance canadienne en 2008 et de 1,9% à 1,2% pour 2009. Ce n'est pas le pactole, mais pas la débâcle. Si ces prévisions sont justes, cela placerait le Canada en meilleure posture que tous ses partenaires.
Il faut aussi noter que les gouvernements ont déjà injecté des sommes importantes dans l'économie. Le gouvernement Harper a baissé les impôts. Au Québec, les baisses d'impôt tant décriées du gouvernement Charest arrivent à point, tout comme les massifs investissements en infrastructures et en hydroélectricité. Le timing est providentiel.
Il est donc raisonnable, comme le promet le chef libéral Stéphane Dion et comme le fait le gouvernement Charest avec ses trois équipes de vigilance, qu'un gouvernement soit sur le qui-vive. Mais il doit aussi être prêt à passer très rapidement à l'action si nécessaire, pour soutenir l'activité économique en stimulant la consommation et en favorisant l'investissement, aussi pour aider les victimes de cette période difficile.
Mais pour passer à l'action, il faut être capable de le faire. L'option de pouvoir créer un déficit, c'est un as dans la manche. À condition qu'on ose briser le tabou.
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/alain-dubuc/200810/10/01-28217-il-faut-briser-le-tabou-du-deficit.php
Je ne serais pas contre un déficit pour une période pré-établis si l'on a un plan concret d'investissements en infrastructures créatrices d'emplois et qui rapporteront des bénéfices à la collectivités pour une période de temps raisonnable. Si c'est pour financer des routes qui vont nul part (désolé aux 2-3000 personnes qui habitent au bout de la basse cote-nord) ou encore pire, pour régler des dépenses courantes, je suis totalement contre.
Moi aussi, je comprends qu'il faut dépenser de l'argent pour en créer, mais le problème avec le Québec c'est qu,en temps de "récession" on accumule des déficits, mais quand l'économie va bien, nous ne la réduisons pas.
Le Canada a réduits sa dette d'environs 75 milliards au courants de 10 dernières années(ça pourrait êtr eplus, je ne suis pas sûr). Si le Canada décide de dépenser 30,40 ou 50 milliards pour stimuler l'économie dans ces moments difficile, ce serait une bonne affaire. Pas au Québec!
Le québec produit déjà des déficits avec des dépenses sur l'infrastructure.
Malheureusement, comme dit Malek, malgré le discour des gouvernements provinciaux qui se sont succédés depuis l'éradication officielle des déficits, le Québec produit encore des déficits (confirmé par le vérificateur général), alors si on se met à avoir des déficits officiels en plus des non-officiels, on creuse vraiment notre tombe.
l'ontario aussi produits des déficits... Laissons au gouvernement fédéral le rôle qu'il a à jouer, soit de créer des déficits.
Notre gouvernement fédéral est en très bonne santé financière, en fait nous avons le gouvernement occidental le moins endetté !! Nous pouvons nous permettre quelques gros investissements.
Les USA, s'ils ne s'étaient pas lancés dans la guerre en Irak qui leur a coûté environ 2,7 trillions jusqu'à présent, auraient présentement les moyens de fouetter leur économie. Malheureusement, les gay lurons au pouvoir ont rempli les poches d'industries militaires au détriment du bien collectif. aujourd'hui il est trop tard !!
La vraie dette des Québécois
29 novembre 2008 - 12h10
La Presse
Claude Picher
Lors du débat des chefs, l'échange Charest-Dumont sur l'ampleur de la dette des Québécois a retenu beaucoup d'attention. Or, il faut savoir que les deux chefs politiques ne parlaient que de la dette du gouvernement provincial. En réalité, les Québécois sont beaucoup plus endettés qu'ils pourraient le croire.
En plus de la dette provinciale, ils doivent aussi assumer les dettes de leurs administrations municipales et scolaires, en plus évidemment de leur part de la dette fédérale. À cet égard, il est bon de rappeler que même si Ottawa a retrouvé l'équilibre budgétaire depuis plus de 10 ans et qu'il a réussi à réduire substantiellement son endettement, il traîne toujours une dette de 500 milliards.
D'autre part, c'est bien beau d'ergoter sur le montant de la dette, mais cela ne nous apprend pas grand-chose si on ne le compare pas aux dettes des autres provinces. Ainsi, la dette du gouvernement ontarien est légèrement plus élevée que celle du Québec. Mais les Ontariens sont presque deux fois plus nombreux que les Québécois pour la supporter, sans compter qu'ils sont plus riches, et que la capacité fiscale de leur province est plus élevée. Toutes proportions gardées, les Québécois sont donc plus endettés que les Ontariens.
Il est à peu près impossible de comparer l'endettement des provinces à partir des documents budgétaires. Avec le temps, chaque province a développé ses propres systèmes comptables. Les chiffres de certaines sociétés d'État, organismes et fonds spéciaux, déficits de fonds de retraite, dettes du réseau de la santé, ces chiffres, donc, peuvent ou non, en tout ou en partie, être inclus dans les résultats financiers des provinces.
Heureusement, malgré ce bric-à-brac, les comparaisons sont possibles. Statistique Canada a mis au point un système de comptabilité harmonisé, qui permet de mesurer l'actif et le passif financier de chaque province de la même façon. Il va de soi que les chiffres standardisés de l'agence fédérale de statistique peuvent différer sensiblement des chiffres publiés par certains gouvernements provinciaux. En revanche, le système permet de comparer des pommes avec des pommes. La même méthode d'harmonisation peut être appliquée aux municipalités et aux commissions scolaires. Le système présente cependant un inconvénient: la collecte, la compilation et l'harmonisation de données extrêmement complexes demandent du temps. La plus récente compilation a été publiée tout récemment, en juillet 2008, mais elle couvre l'année 2006.
Malgré ce décalage, la compilation de Statistique Canada demeure le meilleur instrument de comparaison disponible.
La province la plus endettée est Terre-Neuve, avec une dette frisant les 19 000$ par habitant; la Nouvelle-Écosse suit assez loin avec 15 700$, et le Québec arrive troisième avec 13 500$. Si on considère la dette provinciale, il est donc inexact de dire que les Québécois sont les citoyens les plus endettés au Canada. Il faut cependant dire que le poids démographique de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Écosse, réunies, ne fait même pas celui de la ville de Montréal. À l'autre bout de l'échelle, la province la moins endettée est la Colombie-Britannique, avec moins de 4000$ per capita, Une seule province, l'Alberta possède un actif financier supérieur à son passif, ce qui signifie que chaque Albertain a «en banque» un montant de 8200$.
Les dettes des municipalités et commissions scolaires varient beaucoup d'une province à l'autre. À cet égard, ce sont les Québécois qui doivent supporter le fardeau le plus lourd, tandis que les Saskatchewanais sont largement dans les surplus.
Enfin, tous les Canadiens doivent assumer leur part de la dette fédérale, qui demeure beaucoup plus élevée que la dette de toutes les provinces réunies. Le montant frise les 16 000$ par personne. À cause du poids de la dette fédérale, même la riche Alberta bascule dans le rouge.
Comme il apparaît clairement au tableau ci-contre, les dettes des administrations locales sont relativement peu élevées; la dette fédérale est la même pour tout le monde. C'est donc le niveau d'endettement des provinces qui fait la différence.
Ainsi, si on tient compte de l'ensemble des dettes publiques (fédérale, provinciales, locales), le classement est presque identique à celui de l'endettement provincial. Au total, les Québécois ressortent clairement comme très lourdement endettés.
Vrai, Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse font pire, mais l'écart entre le Québec (en troisième place) et le Manitoba (en quatrième) est substantiel.
Toutes proportions gardées, si la dette per capita du gouvernement québécois était comparable à celle de l'Ontario, les Québécois seraient moins endettés de 35 milliards.
Devant ces chiffres, il serait peut-être pertinent de rappeler que si Hydro-Québec, depuis la nationalisation de l'électricité en 1962, avait vendu son électricité au prix du marché au lieu de subventionner la consommation, les Québécois seraient aujourd'hui collectivement plus riches que les Albertains.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20081129/LAINFORMER0202/811291111/5976/LAINFORMER0202
La vraie dette des Québécois
Toutes proportions gardées, si la dette per capita du gouvernement québécois était comparable à celle de l'Ontario, les Québécois seraient moins endettés de 35 milliards.
Devant ces chiffres, il serait peut-être pertinent de rappeler que si Hydro-Québec, depuis la nationalisation de l'électricité en 1962, avait vendu son électricité au prix du marché au lieu de subventionner la consommation, les Québécois seraient aujourd'hui collectivement plus riches que les Albertains.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20081129/LAINFORMER0202/811291111/5976/LAINFORMER0202
Donc, si je comprends bien, si on avait le bon sens de vendre notre électricité à son vrai prix plutôt que de la dilapider:
-On n'aurait pas de dette (en on sauverait 7 ou 8 milliards par année en frais d'intérêts);
-On empocherait plus de dividendes chaque année de la part d'Hydro-Québec;
-On diminuerait le gaspillage d’énergie. Avec un prix de l'électricité plus élevé, on en consommerait moins (les mesures d'économies d'énergie seraient donc plus rentables et plus populaires, diminuant encore davantage la consommation d'électricité) et on exporterait encore plus en Ontario et aux États-Unis (à très bon prix!). Cette énergie exportée remplacerait de l'électricité produite par des centrales au charbon très polluantes, ce qui contribuerait à diminuer la pollution dans le nord-est de l'Amérique (pollution qui nous affecte nous aussi et qui entraine des coûts pour le Québec);
-On forcerait les ménages et les entreprises à devenir plus productifs.
Avec tous les milliards que l'on sauverait chaque année, on pourrait baisser les impôts en dessous des taux de l'Ontario, compenser les ménages les plus pauvres pour les prix plus élevés de l'électricité, mieux financer nos écoles, universités, hôpitaux, municipalités, etc., investir massivement dans le transport en commun, avoir des infrastructures de premier plan, mettre plus d'argent dans les programmes sociaux... Et il resterait encore des surplus!
Va-t-on se réveiller un jour?
monctezuma
14/12/2008, 12h18
Donc, si je comprends bien, si on avait le bon sens de vendre notre électricité à son vrai prix plutôt que de la dilapider:
-On n'aurait pas de dette (en on sauverait 7 ou 8 milliards par année en frais d'intérêts);
-On empocherait plus de dividendes chaque année de la part d'Hydro-Québec;
-On diminuerait le gaspillage d’énergie. Avec un prix de l'électricité plus élevé, on en consommerait moins (les mesures d'économies d'énergie seraient donc plus rentables et plus populaires, diminuant encore davantage la consommation d'électricité) et on exporterait encore plus en Ontario et aux États-Unis (à très bon prix!). Cette énergie exportée remplacerait de l'électricité produite par des centrales au charbon très polluantes, ce qui contribuerait à diminuer la pollution dans le nord-est de l'Amérique (pollution qui nous affecte nous aussi et qui entraine des coûts pour le Québec);
-On forcerait les ménages et les entreprises à devenir plus productifs.
Avec tous les milliards que l'on sauverait chaque année, on pourrait baisser les impôts en dessous des taux de l'Ontario, compenser les ménages les plus pauvres pour les prix plus élevés de l'électricité, mieux financer nos écoles, universités, hôpitaux, municipalités, etc., investir massivement dans le transport en commun, avoir des infrastructures de premier plan, mettre plus d'argent dans les programmes sociaux... Et il resterait encore des surplus!
Va-t-on se réveiller un jour?
Je suis 100% d'accord avec toi,
mais la raison pour laquelle HQ a été nationalisée c'est pour :
payer l'électricité moins cher qu'ailleurs.
C'était ça la seule et unique raison.
Si on augmente au niveau du marché, la nationalisation n'a plus de sens.
Je suis 100% d'accord avec toi,
mais la raison pour laquelle HQ a été nationalisée c'est pour :
payer l'électricité moins cher qu'ailleurs.
C'était ça la seule et unique raison.
Si on augmente au niveau du marché, la nationalisation n'a plus de sens.
La nationalisation a encore du sens car elle permet d'empocher les profits d'une ressource naturelle stratégique et d'en garder le contrôle. De plus, si Hydro-Québec était privatisée, même seulement en partie, ses profits seraient imposables par le gouvernement fédéral. En gardant la propriété d'Hydro au gouvernement du Québec, on garde tous les profits au Québec. Tout ce qu'il faudrait, c'est ajuster les prix de l'électricité pour augmenter ces profits.
Je suis 100% d'accord avec toi,
mais la raison pour laquelle HQ a été nationalisée c'est pour :
payer l'électricité moins cher qu'ailleurs.
C'était ça la seule et unique raison.
Si on augmente au niveau du marché, la nationalisation n'a plus de sens.
c'était pas la raison première.
Vu la nature de la distribution du produit, les compagnies avaient le monopole et pouvaient demander n'importe quel prix. Il y a une différence entre un prix de monopole (beaucoup trop élevé), un prix juste (le prix qu'on devrait payer) et un bon prix (le prix qu'on paie maintenant mais qui ne profite pas vraiment à la société).
De plus, les compagnies ne mettaient pas des liens vers les coins du Québec moins intéressants... il fallait électrifier tout le Québec et les compagnies n'étaient pas si préssés que ça.
Donc, si je comprends bien, si on avait le bon sens de vendre notre électricité à son vrai prix plutôt que de la dilapider:
-On n'aurait pas de dette (en on sauverait 7 ou 8 milliards par année en frais d'intérêts);
-On empocherait plus de dividendes chaque année de la part d'Hydro-Québec;
-On diminuerait le gaspillage d’énergie. Avec un prix de l'électricité plus élevé, on en consommerait moins (les mesures d'économies d'énergie seraient donc plus rentables et plus populaires, diminuant encore davantage la consommation d'électricité) et on exporterait encore plus en Ontario et aux États-Unis (à très bon prix!). Cette énergie exportée remplacerait de l'électricité produite par des centrales au charbon très polluantes, ce qui contribuerait à diminuer la pollution dans le nord-est de l'Amérique (pollution qui nous affecte nous aussi et qui entraine des coûts pour le Québec);
-On forcerait les ménages et les entreprises à devenir plus productifs.
Avec tous les milliards que l'on sauverait chaque année, on pourrait baisser les impôts en dessous des taux de l'Ontario, compenser les ménages les plus pauvres pour les prix plus élevés de l'électricité, mieux financer nos écoles, universités, hôpitaux, municipalités, etc., investir massivement dans le transport en commun, avoir des infrastructures de premier plan, mettre plus d'argent dans les programmes sociaux... Et il resterait encore des surplus!
Va-t-on se réveiller un jour?
JE suis en accord avec Toxik. Je veux bien croire que la nationalisation de notre électricité était supposé être une bonne chose pour notre société, mais il faut se rendre compte que finalement ce n'était peut être pas la meilleure idée.
Si ce que Toxik dit est vrai, on s'Mest fait fourrer en ostie...car non seulement aurions nous plus d'argent aujourd'hui, mais le Québec serait moins endetté, et notre situation financière serait beaucoup plus saine!
Avec plus d'argent, on aurait pu faire quelque chose pour aider les familles moins bien nanties (subventions pour l'électricité).
Il me semble qu'il y aurait quelqu,une d'assez intelligent dans nos gouvernements passés pour ce rendre compte de cela???
Avec plus d'argent, on aurait pu faire quelque chose pour aider les familles moins bien nanties (subventions pour l'électricité).
Il me semble qu'il y aurait quelqu,une d'assez intelligent dans nos gouvernements passés pour ce rendre compte de cela???
Le problème n'est pas tant que les gouvernements ne comprennent pas, mais plutôt que la population ne comprend pas. Quand on parle d'augmenter les prix de l'électricité, pleins de groupes de pressions, pour diverses raisons, lèvent leurs boucliers et crient que l'électricité est notre richesse collective au Québec et qu'il ne faut pas payer trop cher pour y accéder (et la gaspiller).
Le problème n'est pas tant que les gouvernements ne comprennent pas, mais plutôt que la population ne comprend pas. Quand on parle d'augmenter les prix de l'électricité, pleins de groupes de pressions, pour diverses raisons, lèvent leurs boucliers et crient que l'électricité est notre richesse collective au Québec et qu'il ne faut pas payer trop cher pour y accéder (et la gaspiller).
C'est vrai. Mais le gouvernment n'osera pas s'aventurer sur ce terrain.........non pas pour des raisons économiques......mais pour des raisons politiques. Cela serait suicidaire. Si jamais quelqu'un un jour était plus préoccupé par la gestion que par ses chances de se faire élire, il va devoir promettre des crédits d'impôts remboursables aux moins bien nanties.
helios_the_powerful
15/12/2008, 19h33
Si je comprends bien, selon votre logique, il faut hausser les tarifs locaux pour que les Québécois consomme moins fasse aux hausses de facture et qu'on puisse ainsi exporter plus d'électricité au Sud.
Hausser les prix de l'électricité, ce n'est qu'un impôt déguisé. Dans un contexte où tous les profits reviennent à l'État, tout dollar de plus dépensé par un Québécois n'équivaut donc qu'à une taxe puisqu'elle lui revient, en plus d'avoir dû transiger par un palier de plus (Hydro) que si on l'avait prélevé directement sur le revenu. Autant augmenter le taux d'imposition pour financer les projets qu'on veut financer par la hausse de tarif, ce serait plus efficace.
Le fait d'augmenter les prix ne va pas faire magiquement tomber la demande intérieure. Le monde n'est pas régi que par la logique de marché. Plusieurs s'en foutent royalement du prix de l'électricité et consommeront tout autant. On le voit très bien avec les compteurs d'eau: beaucoup de maisons de Brossard en ont et ils continuent quand même d'arroser leur asphalte... Les seuls qui feront des changement dans leur consommation risquent d'être les pauvres qui en arriveront à leur limite de leur budget. Les autres ne feront probablement que couper ailleurs, pour la même raison qu'on ne mange pas nécessairement moins de beurre de pinotte quand le prix augmente.
Il est certain cependant que plus la hausse sera grande et plus le nombre de personne songeant à baisser leur consommation pourra augmenter. Toutefois, pourquoi faudrait-il que les Québécois baissent leur consommation ET paient plus par unité d'électricité pour atteindre ce but? Ils ne peuvent QUE baisser leur consommation et on pourrait tout autant exporter la balance au gros prix. En augmentant les tarifs intérieurs, on coupe du budget des Québécois une somme qui pourrait être investie en entreprise, en culture ou ailleurs pour faire rouler l'économie. On se tire donc un peu dans le pied.
Si la seule raison pour hausser les prix est de réduire la consommation (par opposition à gérer des coûts d'exploitation grandissants), alors ça ne vaut pas la peine. Croire que les gens ne peuvent pas réduire leur consommation d'électricité si on ne leur hausse pas le coût, c'est prendre les gens pour des caves.
Personnellement, je prend les gens pour des caves.
Si tu réussis à convaincre un peuple en entier de descendre sa consommation d'électricité afin que l'on puisse l'exporter, tu mérites un prix Nobel.
Je suis d'Accord avec Jfrosty. C'est un fait que les Québecois gaspillent l'électricité. Nous en consommons beaucoup plus que nous en avons réelement besoins!
Si je comprends bien, selon votre logique, il faut hausser les tarifs locaux pour que les Québécois consomme moins fasse aux hausses de facture et qu'on puisse ainsi exporter plus d'électricité au Sud.
Hausser les prix de l'électricité, ce n'est qu'un impôt déguisé. Dans un contexte où tous les profits reviennent à l'État, tout dollar de plus dépensé par un Québécois n'équivaut donc qu'à une taxe puisqu'elle lui revient, en plus d'avoir dû transiger par un palier de plus (Hydro) que si on l'avait prélevé directement sur le revenu. Autant augmenter le taux d'imposition pour financer les projets qu'on veut financer par la hausse de tarif, ce serait plus efficace.
Le fait d'augmenter les prix ne va pas faire magiquement tomber la demande intérieure. Le monde n'est pas régi que par la logique de marché. Plusieurs s'en foutent royalement du prix de l'électricité et consommeront tout autant. On le voit très bien avec les compteurs d'eau: beaucoup de maisons de Brossard en ont et ils continuent quand même d'arroser leur asphalte... Les seuls qui feront des changement dans leur consommation risquent d'être les pauvres qui en arriveront à leur limite de leur budget. Les autres ne feront probablement que couper ailleurs, pour la même raison qu'on ne mange pas nécessairement moins de beurre de pinotte quand le prix augmente.
Il est certain cependant que plus la hausse sera grande et plus le nombre de personne songeant à baisser leur consommation pourra augmenter. Toutefois, pourquoi faudrait-il que les Québécois baissent leur consommation ET paient plus par unité d'électricité pour atteindre ce but? Ils ne peuvent QUE baisser leur consommation et on pourrait tout autant exporter la balance au gros prix. En augmentant les tarifs intérieurs, on coupe du budget des Québécois une somme qui pourrait être investie en entreprise, en culture ou ailleurs pour faire rouler l'économie. On se tire donc un peu dans le pied.
Si la seule raison pour hausser les prix est de réduire la consommation (par opposition à gérer des coûts d'exploitation grandissants), alors ça ne vaut pas la peine. Croire que les gens ne peuvent pas réduire leur consommation d'électricité si on ne leur hausse pas le coût, c'est prendre les gens pour des caves.
Je crois que la plupart que 99 % des ménages ne se "foutent" pas du tout de la facture d'électricité qu'ils paient et seraient prêt à changer leur comportement de consommation en conséquence. Les prix ridicules que l'on pratique ici fausse le signal des investissements visant à sauver de l'énergie, ou à trouver des sources d'énergie alternatives pour le chauffage (comme le gaz naturel par exemple) qui deviennent non concurentiels car l'électricité est subventionnée. Cette électricité que l'on pourrait vendre au plein prix ailleurs...
En ce qui me concerne, ces subventions sont imjustes car elles profitent justement aux mieux nantis qui consomment le plus d'électricité et pour lesquels l'utilité marginale de cette grosse consommation est mince...
C'est totalement faux que les gens ne réagissent pas aux hausses, hydro-québec elle même reconnaissait que la réduction de la consommation était au délà de ses espérances après les hausses des dernières années.
Si je comprends bien, selon votre logique, il faut hausser les tarifs locaux pour que les Québécois consomme moins fasse aux hausses de facture et qu'on puisse ainsi exporter plus d'électricité au Sud.
Hausser les prix de l'électricité, ce n'est qu'un impôt déguisé. Dans un contexte où tous les profits reviennent à l'État, tout dollar de plus dépensé par un Québécois n'équivaut donc qu'à une taxe puisqu'elle lui revient, en plus d'avoir dû transiger par un palier de plus (Hydro) que si on l'avait prélevé directement sur le revenu. Autant augmenter le taux d'imposition pour financer les projets qu'on veut financer par la hausse de tarif, ce serait plus efficace.
Le fait d'augmenter les prix ne va pas faire magiquement tomber la demande intérieure. Le monde n'est pas régi que par la logique de marché. Plusieurs s'en foutent royalement du prix de l'électricité et consommeront tout autant. On le voit très bien avec les compteurs d'eau: beaucoup de maisons de Brossard en ont et ils continuent quand même d'arroser leur asphalte... Les seuls qui feront des changement dans leur consommation risquent d'être les pauvres qui en arriveront à leur limite de leur budget. Les autres ne feront probablement que couper ailleurs, pour la même raison qu'on ne mange pas nécessairement moins de beurre de pinotte quand le prix augmente.
Il est certain cependant que plus la hausse sera grande et plus le nombre de personne songeant à baisser leur consommation pourra augmenter. Toutefois, pourquoi faudrait-il que les Québécois baissent leur consommation ET paient plus par unité d'électricité pour atteindre ce but? Ils ne peuvent QUE baisser leur consommation et on pourrait tout autant exporter la balance au gros prix. En augmentant les tarifs intérieurs, on coupe du budget des Québécois une somme qui pourrait être investie en entreprise, en culture ou ailleurs pour faire rouler l'économie. On se tire donc un peu dans le pied.
Si la seule raison pour hausser les prix est de réduire la consommation (par opposition à gérer des coûts d'exploitation grandissants), alors ça ne vaut pas la peine. Croire que les gens ne peuvent pas réduire leur consommation d'électricité si on ne leur hausse pas le coût, c'est prendre les gens pour des caves.
Par ou commencer?
Hausser l’électricité n’est pas un impôt déguisé. Tout le monde sait qu’Hydro Québec appartient au gouvernement du Québec et que les profits d’Hydro vont au gouvernement. La différence entre les tarifs d’Hydro et l’impôt, c’est qu’en augmentant les tarifs d’électricité, on taxe la consommation (et par extension la surconsommation). Cette « taxe » est relative à la quantité d’électricité qui est consommée. Qui consomme le plus d’électricité : la personne qui a une maison de 15 pièces avec piscine chauffée ou la personne dans un 3 et demi non climatisé? Cette mesure favorise ceux qui consomment le moins d’électricité.
Les taux d’imposition sont déjà trop élevés au Québec, on cherche des solutions pour les baisser. Des impôts trop élevés nuisent à l’investissement et au développement économique. On essaye de compenser pour nos impôts trop élevés en subventionnant l’électricité. Ça crée plus de bureaucratie pour gérer tout ça. En ramenant l’électricité au prix du marché (ou peut être même légèrement en bas du prix du marché) et en réduisant les impôts, on améliore l’environnement économique du Québec.
Augmenter les tarifs d’électricité va faire diminuer la consommation, surtout si on fait cette augmentation d’un seul coup. Évidemment, il faudra compenser ailleurs pour diminuer le choc (peut être diminuer la TVQ ou offrir une aide aux foyers plus démunis pour encaisser le choc plus facilement). Si le prix de l’électricité monte et que les gens en sont conscients, ils s’adapteront pour diminuer leur consommation. Il faudra aussi offrir des programmes importants d’économie d’énergie. Quant aux gens qui ne voudront pas faire l’effort de diminuer leur consommation, je leur dit merci beaucoup! Plus de profits pour Hydro et donc moins d’impôts pour moi à payer. Je considère que la surconsommation d’énergie (généralement due à un manque d’effort des consommateurs à gérer leur consommation) est une niaiserie et je suis en faveur de taxer les niaiseries. Tu consommes comme un cave, alors paye, le cave!!
La bonne volonté a ses limites, et je crois que l’on a atteint cette limite au Québec en ce qui concerne l’économie d’énergie. Il faut aller vers d’autres avenues. Et augmenter les tarifs d’Hydro-Québec nous permettrait à la fois de diminuer la consommation d’électricité, augmenter la productivité des entreprises et des ménages, de diminuer les impôts, d’augmenter les revenus du gouvernement du Québec, d’augmenter les exportations d’électricité, bref : de créer de la richesse!
Par ou commencer?
Hausser l’électricité n’est pas un impôt déguisé. Tout le monde sait qu’Hydro Québec appartient au gouvernement du Québec et que les profits d’Hydro vont au gouvernement. La différence entre les tarifs d’Hydro et l’impôt, c’est qu’en augmentant les tarifs d’électricité, on taxe la consommation (et par extension la surconsommation). Cette « taxe » est relative à la quantité d’électricité qui est consommée. Qui consomme le plus d’électricité : la personne qui a une maison de 15 pièces avec piscine chauffée ou la personne dans un 3 et demi non climatisé? Cette mesure favorise ceux qui consomment le moins d’électricité.
Les taux d’imposition sont déjà trop élevés au Québec, on cherche des solutions pour les baisser. Des impôts trop élevés nuisent à l’investissement et au développement économique. On essaye de compenser pour nos impôts trop élevés en subventionnant l’électricité. Ça crée plus de bureaucratie pour gérer tout ça. En ramenant l’électricité au prix du marché (ou peut être même légèrement en bas du prix du marché) et en réduisant les impôts, on améliore l’environnement économique du Québec.
Augmenter les tarifs d’électricité va faire diminuer la consommation, surtout si on fait cette augmentation d’un seul coup. Évidemment, il faudra compenser ailleurs pour diminuer le choc (peut être diminuer la TVQ ou offrir une aide aux foyers plus démunis pour encaisser le choc plus facilement). Si le prix de l’électricité monte et que les gens en sont conscients, ils s’adapteront pour diminuer leur consommation. Il faudra aussi offrir des programmes importants d’économie d’énergie. Quant aux gens qui ne voudront pas faire l’effort de diminuer leur consommation, je leur dit merci beaucoup! Plus de profits pour Hydro et donc moins d’impôts pour moi à payer. Je considère que la surconsommation d’énergie (généralement due à un manque d’effort des consommateurs à gérer leur consommation) est une niaiserie et je suis en faveur de taxer les niaiseries. Tu consommes comme un cave, alors paye, le cave!!
La bonne volonté a ses limites, et je crois que l’on a atteint cette limite au Québec en ce qui concerne l’économie d’énergie. Il faut aller vers d’autres avenues. Et augmenter les tarifs d’Hydro-Québec nous permettrait à la fois de diminuer la consommation d’électricité, augmenter la productivité des entreprises et des ménages, de diminuer les impôts, d’augmenter les revenus du gouvernement du Québec, d’augmenter les exportations d’électricité, bref : de créer de la richesse!
Bravo toxik! Toi tu as une formation en économie, je me trompe?
helios_the_powerful
16/12/2008, 00h12
Par ou commencer?
Hausser l’électricité n’est pas un impôt déguisé. Tout le monde sait qu’Hydro Québec appartient au gouvernement du Québec et que les profits d’Hydro vont au gouvernement. La différence entre les tarifs d’Hydro et l’impôt, c’est qu’en augmentant les tarifs d’électricité, on taxe la consommation (et par extension la surconsommation). Cette « taxe » est relative à la quantité d’électricité qui est consommée. Qui consomme le plus d’électricité : la personne qui a une maison de 15 pièces avec piscine chauffée ou la personne dans un 3 et demi non climatisé? Cette mesure favorise ceux qui consomment le moins d’électricité.
Les taux d’imposition sont déjà trop élevés au Québec, on cherche des solutions pour les baisser. Des impôts trop élevés nuisent à l’investissement et au développement économique. On essaye de compenser pour nos impôts trop élevés en subventionnant l’électricité. Ça crée plus de bureaucratie pour gérer tout ça. En ramenant l’électricité au prix du marché (ou peut être même légèrement en bas du prix du marché) et en réduisant les impôts, on améliore l’environnement économique du Québec.
Augmenter les tarifs d’électricité va faire diminuer la consommation, surtout si on fait cette augmentation d’un seul coup. Évidemment, il faudra compenser ailleurs pour diminuer le choc (peut être diminuer la TVQ ou offrir une aide aux foyers plus démunis pour encaisser le choc plus facilement). Si le prix de l’électricité monte et que les gens en sont conscients, ils s’adapteront pour diminuer leur consommation. Il faudra aussi offrir des programmes importants d’économie d’énergie. Quant aux gens qui ne voudront pas faire l’effort de diminuer leur consommation, je leur dit merci beaucoup! Plus de profits pour Hydro et donc moins d’impôts pour moi à payer. Je considère que la surconsommation d’énergie (généralement due à un manque d’effort des consommateurs à gérer leur consommation) est une niaiserie et je suis en faveur de taxer les niaiseries. Tu consommes comme un cave, alors paye, le cave!!
La bonne volonté a ses limites, et je crois que l’on a atteint cette limite au Québec en ce qui concerne l’économie d’énergie. Il faut aller vers d’autres avenues. Et augmenter les tarifs d’Hydro-Québec nous permettrait à la fois de diminuer la consommation d’électricité, augmenter la productivité des entreprises et des ménages, de diminuer les impôts, d’augmenter les revenus du gouvernement du Québec, d’augmenter les exportations d’électricité, bref : de créer de la richesse!
Merci Toxik pour la réponse, je vois que je me suis mal fait compris alors je crois qu'il serait bon de réexpliquer mon point.
Comme on le sait, l'impôt (ou taxe) est l'expropriation d'un bien appartenant à un particulier au profit de l'État. Lorsque que l'État est le seul distributeur d'un service, il en contrôle bien évidemment les tarifs. Dans ce sens, tous les profits lui reviennent. Or, chacun des profits provenant de ses citoyens est un revenu de l'État. Un revenu de l'État provenant des citoyens de par un service essentiel étant une dépense obligatoire pour le citoyen, on peut assimiler cette notion à un impôt. Ce n'est pas un impôt. C'est assimilable au concept. Le fait que ce soit relié à la consommation comme la TVQ ou que ce soit direct comme l'impôt sur le revenu ne change rien à sont statut.
D'ailleurs, comme la TVQ, la hausse de cette taxe entraîne une hausse général du coût du produit et donc un place plus importante dans le budget. Cela favorise la baisse de la consommation, c'est vrai. Toutefois, quand la consommation est déja à son maximum et la part qu'occupe cette consommation dans le budget est déja trop grande, elle n'a qu'un effet négaif. N'oublions pas qu'on parle d'un service essentiel et non pas d'une option comme les frais à acquitter pour avoir un permis de chasse ou de conduire!
Par ailleurs, le Québec offre l'impôt sur le revenu pour les entreprises le plus bas en Amérique du Nord. Cette tirade sur l'impôt et la stimulation n'était donc pas nécessaire. De plus, on ne subventionne pas l'électricité directement au Québec sauf en ce qui concerne les infrastructures.
Le débat ne reste donc que sur la capacité à convaincre les gens à moins consommer. Je ne crois pas que de hausser les tarifs soit un moyen convenable de le faire parce que c'est nier la bonne volonté des gens en général, ce qui ne fait preuve que d'individualisme. Après tout, on a des exemples de comportements qui ont été adopté sans régime obligatoire. Pensons au recyclage (environ 95% des Québécois ont déclarer faire plus ou moins de recyclage). Les gens ne sont donc pas des caves.
Par ailleurs, le Québec offre l'impôt sur le revenu pour les entreprises le plus bas en Amérique du Nord. Cette tirade sur l'impôt et la stimulation n'était donc pas nécessaire. De plus, on ne subventionne pas l'électricité directement au Québec sauf en ce qui concerne les infrastructures.
Je ne sais pas si tu achètes ton électricité chez Hydro Québec, mais si c'est le cas chaque kw d'électricité que tu consommes est subventionné car on te la vend à un prix inférieur au prix du marché.
Les principaux bénéficiares de cette subvention ne sont pas les plus pauvres, mais bien les plus riches, car ce sont eux qui consomment le plus d'électricité. Si l'on veut aider les plus pauvres, il faut le faire d'une autre façon (par exemple en envoyant des "coupons rabais" aux personnes éligibles), mais il est essentiel de s'assurer que l'ensemble de la société soit consciente du coût réel de l'électricité.
Je pourrais te confirmer que le Québec est loin d'avoir le régime fiscal le plus intéressant pour les entreprises en Am du Nord. Certes l'impôt sur le revenu y est plutôt bas (bien qu'il y ait de très nombreux états proposant des taux plus faibles, et même l'Alberta au Canada), mais il y a beaucoup d'autres contributions "sociales" à charge de l'employeur et d'autres types de taxe (comme la taxe sur le capital, qui va heureusement être abolie d'ici quelques années) qui viennet perser sur les marges et décourager l'investissement. De plus la baisse des impôts pour les particuliers, très lourd ici au Québec, est aussi un facteur de produtivité.
On dirait que tu ne comprends pas que l'électricité est un bien essentiel et qu'on ne peut pas s'en passer. Surtout au Québec avec notre froid national.
Et que si tu ne paies pas Hydro-Québec pour ton électricité, tu l'aurais payé à une compagnie privée a un prix beaucoup plus élevé. Et pour en rajouter, les profits seraient versés aux actionnaires, qu'ils soient au Québec ou à l'extérieur. Ces profits ne viendront pas soutenir les projets d'ici.
En plus, tu continues tu fais allusion au Gouvernement comme si c'était une entité éloignée et étrangère.
Les profits de Hydro-Québec sont versés au Gouvernement, donc à Nous, pour nos projets.
monctezuma
16/12/2008, 13h22
On dirait que tu ne comprends pas que l'électricité est un bien essentiel et qu'on ne peut pas s'en passer. Surtout au Québec avec notre froid national.
Un tarif d'été et un tarif d'hiver ?
Non le bloc patriomonial, qui normalement répond aux besoins de base.
On dirait que tu ne comprends pas que l'électricité est un bien essentiel et qu'on ne peut pas s'en passer. Surtout au Québec avec notre froid national.
Et que si tu ne paies pas Hydro-Québec pour ton électricité, tu l'aurais payé à une compagnie privée a un prix beaucoup plus élevé. Et pour en rajouter, les profits seraient versés aux actionnaires, qu'ils soient au Québec ou à l'extérieur. Ces profits ne viendront pas soutenir les projets d'ici.
En plus, tu continues tu fais allusion au Gouvernement comme si c'était une entité éloignée et étrangère.
Les profits de Hydro-Québec sont versés au Gouvernement, donc à Nous, pour nos projets.
Malek, c'est toi qui soutient ce discours? Je suis surpris ;)
Essentiel, pas essentiel, qu'est que ça veut dire? La bouffe c'est encore plus essentiel, est-ce qu'on la vend à moitié prix? J'ai du mal à croire que nous avons au 21ème siècle encore un débat sur le contrôle des prix!
Et pourquoi est-ce que l'électricité est plus essentielle que disons le gaz naturel, avec lequel on peut se chauffer et faire cuire des aliments? Vous allez me répondre que c'est parcequ'on ne la produit pas et donc que ça ne "profite" pas à la société québécoise.
À ça je vous dirais que le rendement de l'actif d'hydro tourne autour de 2 %... je suis pas certains qu'on "s'enrichit" collectivement tant que ça grâce à hydro... Tout est une question de coût d'opportunité!
Un tarif d'été et un tarif d'hiver ?
C'est peut être une solution envisageable??
C'est peut être une solution envisageable??
Je crois pas que ça plairait à hydro qui veut réduire la consommation durant les périodes de pointe!!
http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200903/11/01-835304-gare-a-la-dette.php
Publié le 11 mars 2009 à 08h00 | Mis à jour à 08h01
Gare à la dette
André Pratte
La Presse
Voici le premier de trois éditoriaux sur l'approche que devrait adopter le gouvernement Charest dans son budget du 19 mars prochain.
Le premier ministre Jean Charest a confirmé hier, dans le discours inaugural, que le budget du 19 mars sera déficitaire. En ces temps de crise économique, personne ne s'en scandalisera. L'heure est aux interventions massives de l'État, peu importe l'impact à moyen et long terme sur les finances publiques. L'économiste Kenneth Rogoff, de Harvard, a parlé d'«orgie fiscale».
Les États devraient faire preuve de plus de prudence. C'est particulièrement vrai du gouvernement québécois. En effet, contrairement au fédéral et à presque toutes les provinces, le Québec n'a pas profité de la décennie de prospérité pour réduire substantiellement la dette publique. Cette année, la dette nette de Québec représente 42% du PIB, le même pourcentage qu'en 2000. Pendant ce temps, l'Ontario a réduit le fardeau de sa dette de 33% à 25% du PIB, la Colombie-Britannique de 19% à 13%, le Nouveau-Brunswick de 37% à 25%. Sans compter Ottawa, dont la dette est passée de 60% à 34% du PIB.
On dira que ça n'est pas grave, que le gouvernement du Québec doit absolument dépenser pour relancer l'économie. En réalité, Québec ne peut pas faire grand-chose outre les investissements en infrastructures déjà annoncés. Le ralentissement en cours est essentiellement causé par la baisse des exportations; notre économie reprendra de la force lorsque les Américains recommenceront à acheter nos produits.
Comme le gouvernement du Québec annonce un déficit budgétaire pour 2009-2010, on sait qu'il sortira de la crise avec une dette encore plus lourde, lui qui est déjà le champion de l'endettement au pays. Lorsque les taux d'intérêt augmenteront, ce qui arrivera fatalement, le service de la dette coûtera de plus en plus cher, privant Québec de moyens pour assumer ses missions essentielles.
Dans un rapport publié la semaine dernière, le Fonds monétaire international met les gouvernements en garde contre le risque d'un effet «boule de neige» sur la dette publique. Selon les économistes du FMI, cet effet menace particulièrement les États dont la population vieillit rapidement. C'est, on le sait, le cas du Québec.
M. Charest s'est engagé hier à «gérer avec rigueur» et à «préparer l'avenir». Souhaitons que cela se traduise par des mesures de relance économique modestes, ciblées et temporaires.
Le budget devrait de plus mettre en place des mesures et un calendrier crédibles permettant le retour rapide à l'équilibre budgétaire. Le gouvernement devrait aussi entreprendre de s'attaquer aux problèmes structurels qui poussent les finances publiques vers une grave impasse. Cela signifie, comme nous le verrons demain, d'envisager de sacrifier un certain nombre de vaches sacrées.
Ainsi que l'écrit le FMI, «reporter les réformes nécessaires entraînera probablement des ajustements plus importants et plus douloureux dans l'avenir». Le Québec a négligé de faire son ménage alors que l'économie se portait bien. Tout retard supplémentaire minera davantage la capacité d'agir de l'État québécois.
ErickMontreal
11/03/2009, 12h45
Les revenus d'imposition chutent à Québec
Publié le 11 mars 2009 à 06h30 | Mis à jour à 06h31
Stéphane Paquet
La Presse
(Montréal) La donnée a beau n'être que mensuelle, son ampleur étonne. En décembre, les revenus que Québec tire de l'impôt des particuliers ont fait un plongeon de 13%. Et voilà que Desjardins s'apprête à abaisser encore une fois ses prévisions de croissance pour la province.
À huit jours du dépôt du budget à l'Assemblée nationale, les dernières données indiquent que les finances publiques du Québec ont fini l'année dans le rouge, et la baisse des revenus provenant de l'impôt des particuliers en est en partie responsable, l'autre gros morceau étant l'impôt des entreprises.
Ainsi, selon le dernier Rapport mensuel sur les opérations financières de Québec, l'impôt que les particuliers québécois ont payé est passé de 2,24 milliards de dollars au mois de décembre 2007 à 1,95 milliard en décembre 2008. Novembre avait aussi été négatif, avec un recul de 5,2%.
«Il ne serait pas surprenant de voir d'autres baisses de 13% ou davantage au cours des prochains mois», indique Sébastien Lavoie, économiste à Valeurs mobilières Banque Laurentienne. Comme le note l'économiste de VMBL, «le facteur numéro un, c'est l'emploi (...) Les revenus générés par le marché du travail n'étaient pas aussi robustes».
En décembre, l'économie québécoise a perdu 48 700 emplois à temps plein et en a créé 39 300 à temps partiel. Une dégradation qui s'est poursuivie depuis.
À Québec, le premier ministre Jean Charest, qui a livré hier son discours inaugural, ne cache pas les effets de la crise sur les finances publiques. «Par effet domino, nous voyons une réduction de la production, de l'emploi, des profits et des impôts, qui se répercute jusque dans les revenus de l'État.»
Le porte-parole du ministère des Finances, lui, se fait rassurant. «Pour l'instant, on ne parle pas de tendance», a expliqué Jacques Delorme. D'avril à décembre, ajoute-t-il, les revenus provenant de l'impôt des particuliers n'ont diminué que de 1,3%.
«En janvier et février, ça devrait être pire parce qu'il y a des pertes d'emplois actuellement», estime pour sa part Yves St-Maurice, économiste en chef adjoint chez Desjardins, Études économiques.
D'ailleurs, lui et son équipe sont à revoir leur prévision de croissance économique pour le Québec. À la fin du mois, ils l'abaisseront de nouveau et prédiront une contraction d'environ 2% de l'économie du Québec. Ça aussi, c'est tout un plongeon, quand on se rappelle qu'en octobre, Desjardins prévoyait une croissance de 0,8%. Une prévision que l'institution de Lévis a abaissée de mois en mois.
M. St-Maurice impute la dernière révision à la lenteur avec laquelle les plans de relance se mettent en branle au Canada et aux États-Unis. «Ça ne va pas aussi vite qu'on pensait», résume-t-il.
Chez VMBL, on garde la prévision de 1,1% de recul. Ce qui peut réconforter les plus optimistes, ce sont les revenus provenant des taxes à la consommation: ils étaient en hausse de 3,2% en décembre et de 1,3% depuis avril.
Deux déficits
Autre élément qui saute aux yeux quand on examine le dernier rapport du ministère des Finances: le Québec sera en déficit pour l'année en cours et la prochaine. Pour cette année, qui se termine le 31 mars, la ministre Monique Jérôme-Forget devra puiser dans sa réserve de 2,3 milliards pour éponger l'encre rouge. Une manoeuvre qu'elle ne pourra pas répéter l'an prochain, puisque sa «sacoche» sera vide ou presque vide.
Ainsi, au 31 décembre, le déficit atteignait déjà 1,53 milliard. Il restait alors trois mois difficiles à l'exercice. Pour l'an prochain, Desjardins prévoit que le déficit atteindra «plus de 3 milliards». Ajoutez à cela 1,5 milliard pour un plan de relance additionnel, et on revient à un déficit avoisinant les 5 milliards de dollars, soit tout près du déficit record de 5,8 milliards de 1994-1995.
À l'époque, il représentait toutefois 3,4% du produit intérieur brut (PIB), comparativement à 1,7% actuellement.
ErickMontreal
16/03/2009, 12h19
Le Québec «accro» à la dette
Antoine Robitaille
Édition du lundi 16 mars 2009
Le Québec a tenté plusieurs cures de désintoxication pour s'affranchir de cette drogue dure de la dette publique. En vain, soutient Denis Bédard, ancien secrétaire du Conseil du trésor. À quelques jours du dépôt du budget 2009-2010, le premier officiellement déficitaire en 10 ans, analyse et suggestions d'un mandarin.
Québec -- La dette publique! Avec la crise et les plans de relance, on l'avait presque oubliée, celle-là. Mais Denis Bédard, de l'autre côté de la table d'un restaurant de la Grande-Allée, s'inquiète, quelques jours avant le dépôt du budget, prévu pour jeudi: «Même à long terme, je ne vois pas le bout du tunnel.»
Cette dette du Québec, Denis Bédard a été aux premières loges pour la voir croître et même exploser. Véritable mandarin québécois, entré au service de l'État en 1964 comme on entre en religion, il fut sous-ministre adjoint aux Finances en pleine ère Parizeau. Au tournant des années 90, l'économiste de formation atteindra un des plus hauts sommets de la fonction publique québécoise: secrétaire du Conseil du trésor. Délégué du Québec à Düsseldorf de 1992 à 1995, il prendra ensuite une «première» retraite. On lui commande alors d'importants rapports, notamment sur la réorganisation municipale. En 2004, il revient au service de l'État comme sous-ministre aux Relations internationales, avant de retourner à la retraite il y a presque deux ans.
«J'ai été témoin de la mise en place des grandes politiques de l'État québécois.» Depuis, les progrès du Québec ont été nombreux. Mais on oublie souvent ce qu'il qualifie d'«envers du décor». Dans une conférence à Innsbruck en 2007, il note qu'au final, «l'État est sorti éclopé de cette aventure». On a étiré au maximum tous les «élastiques» disponibles, illustre-t-il:
- Augmentation des impôts «jusqu'à ce que les contribuables québécois soient parmi les plus taxés au Canada».
- Augmentation des emprunts jusqu'à ce que le Québec soit la province la plus endettée, après Terre-Neuve (36,1 % du PIB, par rapport au Québec, 34,3 %).
Denis Bédard se souvient des années d'expansion phénoménale du secteur public. À partir de 1974, la croissance des dépenses atteint un rythme de 20 % annuellement alors que le PIB croît seulement de 4,9 %, puis stagne pratiquement en 1975 à 0,9 %. «Au début des années quatre-vingt, c'était catastrophique: la rémunération globale des employés du secteur public était beaucoup plus élevée que celle du secteur privé, les contribuables étaient surtaxés et le Québec était surendetté.»
Désintoxications infructueuses
Désintoxication: l'image n'est pas de Denis Bédard, mais elle illustre bien l'affaire. À partir des années 80, le Québec tente différentes cures infructueuses pour se défaire de la dépendance à ses deux drogues dures préférées: croissance des dépenses et endettement.
«Pendant une décennie, on a vraiment essayé», se souvient Denis Bédard. Puis, devant le succès mitigé, l'Assemblée nationale vote en 1996 la Loi sur l'équilibre budgétaire «obligeant le gouvernement à revenir graduellement au déficit "zéro" à compter de 1999-2000». On y est parvenus, certes, mais non sans «fragiliser les réseaux d'éducation et de la santé» et «négliger la rénovation et le remplacement des infrastructures».
Et tout cela s'est fait dans des conditions relativement favorables: une croissance économique de presque dix ans. Puis, 2008 arrive avec ses «tempêtes» financières et économiques. «Notre vulnérabilité» est de nouveau mise en évidence, explique Denis Bédard. Le gouvernement Charest endette le Québec avec un plan de 42 milliards de dollars pour les infrastructures. D'accord, il s'agit d'immobilisations. «Mais il ne faut pas oublier l'impact sur le budget. À court terme, les taux d'intérêt sont faibles, mais à terme, l'impact a été estimé à 1,4 milliard.» Déjà que la dette nous coûte environ 8 milliards annuellement, sur un budget de 60 milliards.
1974, 1982, 1990, 2008: à chaque crise budgétare, le Québec traverse ralentissements et récessions sans avoir réglé les problèmes de sa base budgétaire. De plus, pleins de bonnes intentions, les gouvernements ne se facilitent pas la tâche et adoptent de nouveaux programmes. Dernier en lice: l'assurance parentale, qui a de bons effets indéniables sur la natalité, mais qui est «franchement trop coûteuse», note Denis Bédard.
Et le Fonds des générations (FdG), pour lutter contre la dette? Il n'est pas certain que ce fut une bonne idée; comme si «le gouvernement avait décidé d'emprunter pour jouer sur les marchés financiers, ce qui ne se fait pas sans risque, comme on peut le voir actuellement». Déposé à la Caisse de dépôt et placement, le FdG a perdu 22,4 %... après un rendement de 5 % l'année précédente.
Le Québec renouera jeudi officiellement avec les déficits. Il tentera assurément de restreindre au maximum la croissance de ses dépenses. Or, les deux postes budgétaires, la Santé (25 milliards) et l'Éducation (15 milliards), sont comme des «trous noirs», lance Denis Bédard. Le Québec dépense moins que les autres provinces en santé et plus que les autres en éducation. «Compte tenu de la capacité de payer du Québec, il y a un surfinancement de l'Éducation. Un paradoxe que le ministère n'a jamais expliqué.» En 2004, dans un rapport, il soutenait qu'en fusionnant cégeps et commissions scolaires, l'État pourrait économiser 100 millions. «On a refusé de faire le débat», déplore-t-il, rappelant que le ministre de l'époque, Pierre Reid, avait tout de suite fermé la porte à quelque discussion que ce soit.
Des hypothèses que le mandarin aimerait bien voir examinées dans les prochains budgets:
- La création d'une «caisse santé». Il s'agirait de sortir les soins de santé du budget courant et de lui conférer un «financement mixte composé de subventions du ministère et des sources de revenus dédiées aux soins de santé».
- Le plan des infrastructures pourrait faire augmenter la «dette directe» de 40 milliards en six ans. Elle est de 129 milliards actuellement. Pour limiter cette croissance, le gouvernement pourrait payer à même les dépenses courantes une mise de fonds de 10 % du coût des immobilisations.
Élastiques étirés au maximum
En 1991, dans une conférence, Denis Bédard s'interrogeait: vivons-nous une «impasse budgétaire» ou une «impasse de l'État»? «Lorsque tous les élastiques disponibles ont été étirés au maximum, on peut dire qu'on est rendu à l'impasse de l'État.» Il ne se fait pas d'illusion pour jeudi: d'une part, les mandarins n'aiment pas recevoir de conseils venant de «l'extérieur». D'autre part, les gouvernements «préfèrent en général aplatir les budgets des ministères sans prendre de décision précise sur le niveau des services». Cela, à ses yeux, «fait aussi partie de l'impasse de l'État, pour ne pas dire de l'impasse politique. Mais bon. Ne soyons pas fatalistes et attendons d'écouter le discours sur le budget».
ErickMontreal
19/03/2009, 11h24
La dette du Québec frôlera les 135 milliards
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/images/bizphotos/569x379/200902/25/50961.jpg
Publié le 18 mars 2009 à 06h34 | Mis à jour le 18 mars 2009 à 06h35
Stéphane Paquet
La Presse
(Montréal) Des revenus en baisse, le retour en force des déficits et des dépenses d'infrastructure qui pèsent lourd sur les finances publiques. Résultat: la dette québécoise frôlera les 135 milliards de dollars à la fin du prochain exercice.
Le Québec - qui a déjà la dette la plus lourde des provinces en fonction de la taille de son économie - verra donc son boulet financier augmenter de quelque 10 milliards en deux ans, selon les estimations fournies à La Presse Affaires par deux institutions financières.
En cette veille de budget provincial écrit à l'encre rouge, les économistes de Desjardins et de la Toronto-Dominion (T.TD) prévoient tous deux que le déficit budgétaire, avant même d'ajouter les milliards d'un éventuel plan de relance, avoisinera les 4 ou 5 milliards de dollars en 2009-2010.
Chez Desjardins, l'économiste en chef adjoint, Yves St-Maurice, prévoit que la dette nette du Québec passera alors de 123 milliards à la fin mars de 2008 à plus de 134 milliards au printemps 2010. Et il précise: «On a fait nos prévisions avec une baisse de 1,3% du PIB (produit intérieur brut ). Là, on est rendus autour de 2,2% de baisse.»
À la TD, l'économiste Pascal Gauthier mise sur une dette de 133 milliards à la même date, avant les mesures pour relancer l'économie, précise-t-il. Pour l'année suivante, il mise sur une dette à 138,5 milliards.
«La question qu'on peut se poser, c'est si, sur un horizon de quatre ou cinq ans, on va être capable de résorber ce déficit-là, demande M. Gauthier. Ça va être très difficile de comprimer la croissance des dépenses. C'est là que le défi va se poser.»
Hier, le Banque Scotia (T.BNS) y est aussi allée de prévisions sombres pour l'économie du Québec, tablant sur un recul de 2,5% de son économie cette année.
Dans son dernier budget, Québec avait prévu verser 6,9 milliards pour les seuls intérêts sur sa dette cette année. Ça équivaut à la moitié du budget du ministère de l'Éducation. Les taux d'intérêt historiquement bas ont toutefois permis quelques économies, selon un porte-parole du ministère des Finances, Jacques Delorme.
Le cancre canadien
Comme bien d'autres économies occidentales, le Québec va voir sa dette augmenter en fonction de la taille de son économie. De 41,1% du produit intérieur brut en 2007-2008, la dette nette avoisinera les 45% cette année (44% selon la TD et 45,5% selon Desjardins).
À cet égard, le Québec est le cancre de la famille canadienne. Les 41% du poids de la dette québécoise se comparent à 24% en Ontario, 12% en Colombie-Britannique et 34% pour le gouvernement fédéral.
Dans une note publiée le mois dernier, l'agence de notation Moody's démontre que, pendant les cinq dernières années de croissance, le Québec n'a pas réussi à réduire - comme la majorité des autres provinces ont su le faire - le poids de sa dette par rapport à ses revenus. Le tableau dans cette page montre que les autres provinces ont réussi soit à réduire leur dette, soit à augmenter leurs revenus ou à réduire leurs dépenses.
«Nous, on n'a pas fait la job, explique l'économiste de Desjardins en parlant du Québec. On n'a jamais réussi à dégager des surplus intéressants. Quand il y a un surplus, soit on le dépense, soit on l'envoie en baisse d'impôts.»
Un plan, plaide Moody's
Depuis 2001, Moody's a amélioré la cote de crédit du Québec à trois reprises, saluant récemment la création du Fonds des générations, cette cagnotte gérée par la Caisse de dépôt et censée compenser l'augmentation de la dette.
En février, écrivant sur la situation économique des provinces, l'agence new-yorkaise a averti que, «pour que nos cotes de crédit des provinces canadiennes demeurent inchangées, leurs plans fiscaux doivent mettre en oeuvre des politiques dont l'objectif est d'améliorer leurs profils de crédit - c'est-à-dire réduire le poids de la dette - quand le ralentissement économique sera derrière nous».
Ce texte vous inspire des commentaires? Venez les écrire sur lapresseaffaires.ca
NETTE OU BRUTE, LA DETTE?
Les économistes consultés travaillent surtout avec la dette nette, celle qui tient compte des avoirs de la province et les soustrait de la dette brute. Cette dernière est donc plus élevée. À titre d'exemple, dans le dernier budget, Québec prévoyait une dette brute de 151,7 milliards pour 2009- 2010. La dette nette, elle, devait atteindre 129,7 milliards. Mais tous ces chiffres, c'était avant le ralentissement économique.
ouaouaron
19/03/2009, 13h50
If QC were a company, it would have gone bankrupt by now!
If QC were a company, it would have gone bankrupt by now!
If most other countries/provinces/cities on this planet, including North America, were a company, almost all of them would have gone bankrupt by now.
ouaouaron
19/03/2009, 17h25
Perhaps Italy and other countries in Western Europe, but certainly not the other Canadian provinces. Just look at the debt ratios...
That's it...let's keep on spending like there's no tomorrow!! Everything will be alright. Our Province will become a powerhouse...it'S all good, we just spend 10 billion$ per year to refinance this debt...no problem at all, we are as rich as ontario! :rolleyes:
ErickMontreal
25/03/2009, 12h18
Le Québec en faillite
25 mars 2009 - 12h00
Jean-Marc Léger
Si vous n'arrivez plus à boucler votre budget, si vous empruntez pour payer l'épicerie et si en plus vous avez une dette que vous ne pouvez rembourser, vous allez tout droit à la faillite. Eh bien, c'est exactement le cas du Québec. Le Québec est en faillite.
La dette nette actuelle de 129 G$ de dollars, et qui grimpera à plus de 140 G$ à court terme, n'annonce rien de bon pour la prochaine génération.
Malgré le travail extraordinaire de Mme Jérôme-Forget au cours des dernières années, les finances du Québec sont dans un mauvais état.
Mais le plus bizarre, c'est que les Québécois ne savent pas de quoi on parle. À peine le quart de la population est en mesure de situer la dette entre 100 et 150 G$. 75% n'en ont pas la moindre idée.
C'est vrai que les politiciens disent n'importe quoi sur la situation budgétaire du Québec. Ils sont bien meilleurs avec les mots qu'avec les chiffres.
Il y a à peine quatre mois, on nous affirmait qu'il n'y aurait pas déficit et pas d'augmentation de la TVQ, on sous-évaluait les pertes de péréquation, on nous cachait les pertes de la Caisse de dépôt et de placement et on jurait que le gouvernement avait fait les bons choix pour éviter l'impact de la crise économique. Aujourd'hui, dans le budget, on fait des prévisions jusqu'en 2014. Faut-il vraiment y croire?
La vérité, c'est que depuis des années, on s'offre des services qu'on n'a pas les moyens de se payer.
Au fil des ans, le premier ministre du Québec a réussi à se défaire des ministres les plus populaires de son gouvernement: Yves Séguin aux Finances, Thomas Mulcair à l'environnement, Philippe Couillard à la Santé, et c'est maintenant au tour de sa compétente ministre des Finances, Mme
Jerôme-Forget, d'être laissée seule à défendre l'indéfendable. Ne soyez pas surpris si elle quitte la politique à son tour.
Le système québécois ne fonctionne plus. L'humoriste Daniel Lemire avait trouvé la solution à nos problèmes. Il avait dit qu'il faudrait que l'État déclare faillite et qu'il reparte sous un autre nom.
SONDAGE
Croyez-vous que les mesures contenues dans le budget permettront d'améliorer la situation économique du Québec dans le contexte de la crise?
Oui 17%
Non 52%
Sans opinion 31 %
Dans le cadre de la crise économique, êtes-vous d'accord ou non pour que le gouvernement du Québec soit à nouveau en déficit afin de soutenir l'économie ?
D'accord 58 %
Pas d'accord 23 %
Sans opinion 19 %
Sondage Léger Marketing, 1003 répondants, 19 et 20 mars, +/-3,1 %
la phrase la plus important et véridique de cet article!
La vérité, c'est que depuis des années, on s'offre des services qu'on n'a pas les moyens de se payer.
ericairlines
25/03/2009, 12h39
en belgique on était à 70pct on va passer à 100 pct ..en france de 69 à 85..le japon à 135 pct pas de panique on s'en fiche des dettes ça n'empèche pas de vivre ..y a qu'à suivre l'exemple des banksters ...ils s'inquiètent pas pour si peu eux ..
ouaouaron
25/03/2009, 12h40
More like 208B$:
http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20090319.wPOLquebudget0319/BNStory/politics/home
If the constituents electing politicians are not aware of the size and seriousness of the debt, how can we expect politicians to actually do anything about it?
This last budget makes me quite angry - When you are going bankrupt you should cut services, not raise taxes and go into more debt.
Ouais disons qu'on parle de dette nette (actif moins passif) dans le premier article.
Là à 208 milliards on parle de dette brute, on n'inclus pas les actifs d'hydro-québec par exemple, mais juste la somme des dettes sous la responsabilité de Québec.
Faut juste pas mélanger les gens.
en belgique on était à 70pct on va passer à 100 pct ..en france de 69 à 85..le japon à 135 pct pas de panique on s'en fiche des dettes ça n'empèche pas de vivre ..y a qu'à suivre l'exemple des banksters ...ils s'inquiètent pas pour si peu eux ..
SI la Belgique et la France prennent la décision de s'endetter massivement, et qu'ils sont ensuite pris avec des paiements de 20-30 milliards$ par année juste pour financer leurs dette, est ce que ça veut dire que le Québec doit suivre leurs mauvais exemple?
If your friend decides to jump out of a plane without a parachute, should you follow???
monctezuma
03/06/2009, 17h22
Chronique de Pierre Duhamel
L’apocalypse, selon la TD et Desjardins
3 juin 2009 - 12h41
Pierre Duhamel
Chroniqueur, Argent
« Le Québec se dirige vers une impasse financière majeure. » Voilà le verdict rendu la semaine dernière par trois économistes du Mouvement Desjardins extrêmement inquiets de l’impact du choc démographique sur l’économie du Québec.
Hier, c’était autour de la Banque TD de prévoir pour les prochaines années des déficits deux fois plus considérables que prévu du côté du gouvernement fédéral.
« Le Québec se dirige vers une impasse financière majeure. » Voilà le verdict rendu la semaine dernière par trois économistes du Mouvement Desjardins extrêmement inquiets de l’impact du choc démographique sur l’économie du Québec. Hier, c’était autour de la Banque TD de prévoir pour les prochaines années des déficits deux fois plus considérables que prévu du côté du gouvernement fédéral.
Commençons par Ottawa. Entre l’exercice 2007-2008 et le budget 2009-2010, les revenus devraient baisser de presque 10 % alors que les dépenses devraient croître de 16 %, d’où la dette de 51 milliards de dollars prévus pour cette année.
Selon la TD, Ottawa devrait rester en déficit jusqu’en 2013-2014 et la dette canadienne augmenter de plus de 172 milliards de dollars pendant cette période de cinq ans alors que le gouvernement conservateur prévoit 85 milliards. Ces prévisions très sombres escomptent pourtant une croissance économique assez vigoureuse de 3,2 % en moyenne dès 2011. Le tout dans un contexte de vieillissement de la population où le nombre de travailleurs actifs diminuera par rapport au nombre de retraités
Je trouve les économistes de la T-D optimistes, mais je veux bien croire que l’économie canadienne puisse croître à un tel rythme une fois la crise terminée, notamment grâce au pétrole. Mais qu’en est-il du Québec ?
La recherche des économistes de Desjardins est à pleurer. Selon eux, le déclin de la population active, qui sera sensible dès 2013, va réduire de beaucoup le potentiel de croissance de l’économie du Québec. Le PIB réel aura toutes les misères du monde à atteindre 0,8 % d’ici 2020. Il faudrait des gains spectaculaires et inédits au niveau de la productivité pour maintenir le rythme de croissance moyen de 2 % par année que nous avons connu depuis quelques décennies.
Le vieillissement de la population qui ralentira l’économie canadienne, devrait carrément couper les ailes de l’économie québécoise. Si le Québec sera plus touché, c’est que la vague de naissances survenue en 1946 et 1966 a été plus forte ici que dans le reste de l’Amérique du Nord. Le Québec aura plus de travailleurs à remplacer, plus de personnes âgées dont il faudra prendre soin et moins de jeunes pour prendre la relève en entreprises et pour payer les services de l’État.
Cela pose de sérieux problèmes pour les entreprises, mais aussi pour les finances publiques. Le poids de la dette du Québec se retrouvera en fin d’année au même niveau qu’en 1997-98, car le Québec n’a pas profité des années d’expansion pour alléger son endettement. Le dernier budget prévoit - on ne sait comment au juste - un retour à l’équilibre budgétaire en 2013-2014. Cette hypothèse qui relève d’un pur acte de foi, est établie en présumant que l’économie sera en pleine lancée et que le PIB va croître de 4,5 %. Ce qui rend la prévision encore plus farfelue.
Il faudra donc couper les dépenses, et en couper beaucoup. Mais puisque nous vieillissons, le ministère de la Santé et des Services Sociaux aura de plus en plus besoin d’argent. Cette année – en pleine récession – il a fallu augmenter ses dépenses de 5,7 % … et ce n’est jamais assez.
D’où l’impasse. C’est pourquoi les économistes de Desjardins pensent qu’il faudra revoir en profondeur toutes nos politiques économiques et sociales.
Qu'est ce que je disais!!! Trop de dépenses sur des services que nous n'avons pas les moyens de se payer! Il faut couper dans le gras, et le Québec est très graisseux!
Donnes-moi des exemples de services dans lesquels il faudrait couper, Habsfan.
steve_36
04/06/2009, 00h06
Moi je suis d'accord qu'il faudrait couper dans certains services mais il sera très difficile de couper dans la santé car les besoins sont grandissants. Par contre nous allons devoir en faire plus avec ce qu'il y a déjà.
Par exemple, depuis quelques temps je me dois d'aller à l'hopital à toutes es semaines. À chaque fois je dois prendre un petit numéro, attendre dans la salle, me présenter devant le comptoir d'enregistrement lorsque mon numéro est appelé, montrer ma carte de l'assurance maladie, ma carte de l'hopital, dire que je ne prends pas tel ou tel médicaments et ensuite recevoir la ''feuille'' de la secrétaire qui me dit d'aller dans tel couloir et remettre le tout dans la boite du médecin et attendre. Le pire est que j'ai déjà prit un rendez-vous par téléphone avec la secretaire du spécialiste. Je dois faire le meme manège à chaque ostie de fois !!!
Je me fous d'attendre, là n'est pas mon problème, mais il me semble qu'il y a de la bureaucratie de trop. Surtout que le tout se répète à chaque semaines à l'hopital et le meme scénario au CLSC.
Voilà un endroit ou il serait possible de couper sans toucher aux services de premières lignes.
Il faudra aussi hausser les tarifs à l'université, chez Hydro-Québec, probablement à la SAAQ. En meme temps etre un peu moins généreux avec les pensions, avec les avantages sociaux des employés de l"état.
Comme dans la plupart des organismes gouvernementaux ce sera à la bureaucratie de donner davantage. Avons nous encore besoin d'un ministère de l'éducation et de commissions scolaires ?
Est-ce que les compagnies pharmaceutiques ne pourraient pas etre mises à contributions avec des prix plus bas pour les médicaments ou avec un retour plus élevés aux gouvernements ?
Pouvons nous encore nous permettre tous ces dédoublements avec Ottawa ? Éducation, agriculture, culture, revenu, députés, transports etc...?
Bref, il y a toujours de la place pour couper et surtout améliorer les façons de faire.
Les tarifs universitaires sont déjà en hausse progressive.
Monter progressivement Hydro serait aussi une option viable et très envisageable.
Ça forcerait les gens à mieux consommer, ou à payer plus.
La première chose à faire serait d'améliorer la productivité au gouvernement (tant au sommet qu'au bas de l'échelle). Quand ce sera fait, on aura une meilleure idée de ce qu'il faudra couper.
Le mot clé, c'est l'efficacité!
j'ai un ami qui est sur la CSST depuis 2 ans, il est payé 600$ aux 2 semaines à rien faire.
Son opération est sur une liste d'attente, si tout va bien,il va être opéré en septembre 2009.
Lui payer une opération dans une clinique privée ?? Jamais de la vie!! ça serait trop cher !!! :(
Donnes-moi des exemples de services dans lesquels il faudrait couper, Habsfan.
Il faudra aussi hausser les tarifs à l'université, chez Hydro-Québec, probablement à la SAAQ. En meme temps etre un peu moins généreux avec les pensions, avec les avantages sociaux des employés de l"état.
merci steve 36 pour la réponse parfaite. Un autre endroit ou l'on pourrait "couper" serait d'augmenter les frais de garderie. Passer de 7$ par jour à 10$ par jour. Ce n'est pas une hausse massive, mais une hausse qui représente bien l'inflation depuis 2004.
Comme dans la plupart des organismes gouvernementaux ce sera à la bureaucratie de donner davantage. Avons nous encore besoin d'un ministère de l'éducation et de commissions scolaires ?
Encore une fois j'utyilise la réponse à Steve 36 car elle est excellente. La bureaucratie au Québec est trop grosse et lente. Le fonctionnaire devrait en donner un peu plus. Ils sont grassement payer pour des jobs pas trop difficile à faire.
La fonction publique est massive...peut être qu'il serait temps de la réduire de 10 ou 15%!?
helios_the_powerful
04/06/2009, 11h07
Scrapper les services de santé au complet, je doute que ce soit une bonne idée. Couper dans les services tout court ne me semble pas nécessaire. Mais il faudra accepter de hausser les tarifs (après examen de l'efficacité svp). Les gens de la génération X refuseront probablement de le faire, mais tous ceux après ne sont pas frustrés par les boomers et n'ont pas d'opposition à les aider.
Je crois qu'il soit plutôt normal que l'on aie à payer pour aider nos aînés, c'est un peu la base de ce système. Je ne crois pas que ce soit une raison pour empiéter sur le futur de nos enfants (en coupant dans l'éducation) non plus.
On n'est que dans un creux temporaire. Dans 15 ans, les enfants du mini baby-boom seront sur le marché du travail et les boomers commenceront à mourir. Si le système survit entre temps, il pourrait survivre.
Pour ce qui est de la croissance, ce n'est que bien normal qu'elle baisse! On est moins, on produit normalement moins. Bon, il y aurait toujours l'idée de favoriser l'immigration, mais paraîtrait qu'au Québec on aime pas les étrangers...
steve_36
04/06/2009, 11h44
Je crois qu'il soit plutôt normal que l'on aie à payer pour aider nos aînés, c'est un peu la base de ce système. Je ne crois pas que ce soit une raison pour empiéter sur le futur de nos enfants (en coupant dans l'éducation) non plus....
Bien sur qu'il faut aider nos ainés mais je crois que plusieurs baby boomers qui sont à la retraite ou tout près de l'etre n'ont pas vraiment d'etre aider car ils bénéficient de régimes assez généreux. C'est probablement eux qui devraient aider la société et les génération suivantes. Je parle de ceux avec des fonds de pensions.
Bon, il y aurait toujours l'idée de favoriser l'immigration, mais paraîtrait qu'au Québec on aime pas les étrangers...
Non, il ne faut pas dire qu'au Québec on n'aime pas les étrangers car n'importe qui qui se balade à Montréal se rend compte tout de suite que les étrangers font partis intégrantes du paysaged montréalais. C'est vrai qu'il peut y avoir certans coins du Québec un peu plus réfractaires mais ce n'est pas unique au Québec, c'est partout la meme situation.
steve_36
04/06/2009, 11h49
Un autre endroit ou l'on pourrait "couper" serait d'augmenter les frais de garderie. Passer de 7$ par jour à 10$ par jour. Ce n'est pas une hausse massive, mais une hausse qui représente bien l'inflation depuis 2004.
En effet, les frais de garderie aussi devront etre haussés. $10.00 c'est très raisonable.
Il y a surement d'autres endroits comme cela ou les tarifs pourraient etre majorés mais aussi des endroits ou l'on devra etre imaginatif et faire autant avec moins de moyens.
Mais Charest nous avait-il pas promis une réingénerie de l'état, en 2003 ?
Je dois admettre que j"étais à l'extérieur pendant près de 4 ans et que j'ai manqué ce qui s'est passé....d'ailleurs, s'est il passé quelques choses avec lui ?
ErickMontreal
26/12/2009, 22h51
La dette, un faux épouvantail?
Publié le 26 décembre 2009 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Claude Picher
La Presse
En pleines négociations avec le gouvernement, les syndicats de la fonction publique essaient de répandre, par les temps qui courent, l'idée que la dette publique québécoise n'est pas aussi grave qu'on pourrait le croire.
Ça tombe mal. Quatre économistes de grande réputation (Pierre Fortin, Robert Gagné, Luc Godbout et Claude Montmarquette) viennent de déposer un rapport qui qualifie la dette d'exorbitante.
Cette semaine, dans les pages Forum de La Presse, l'économiste Louis Gill accuse les quatre auteurs d'agiter «l'épouvantail d'une catastrophe imminente». Selon lui, il s'agirait de camoufler «une volonté de demander aux moins nantis de contribuer davantage sans toucher aux privilèges existants», rien de moins.
Qu'en est-il? La dette est-elle ou un problème grave, comme le soutiennent une vaste majorité d'économistes, ou un faux épouvantail?
Voyons donc quel est le raisonnement de Louis Gill.
La dette du gouvernement québécois est de 125 milliards. Cela représente 41% du produit intérieur brut (PIB). Aux États-Unis, le chiffre équivalant est de 8500 milliards et représente 60% du PIB. Compte tenu de leur capacité de payer, les Québécois sont donc beaucoup moins endettés que les Américains, et l'écart a des chances de se creuser davantage au cours des prochaines années. En 2011, en effet, la dette québécoise atteindra 45% du PIB, contre 70% aux États-Unis.De quoi se plaint-on?
Le chiffre de 125 milliards mesure la dette directe, celle qui est inscrite dans les documents budgétaires et que le gouvernement doit financer sur les marchés. C'est aussi le chiffre qui sert pour les comparaisons interprovinciales.
Or, il est hautement téméraire de se limiter à ce chiffre, qui ne comprend pas la dette d'Hydro-Québec, ni les dettes des commissions scolaires, des municipalités, des hôpitaux, des universités, ni les engagements de l'État à l'égard de ses futurs retraités. Certes, le gouvernement n'a pas à financer directement toutes ces dettes. Ce n'est pas une raison pour faire comme si elles n'existent pas. Au total, si on tient compte de l'ensemble de ces engagements, la dette publique québécoise atteint 214 milliards. On vient de passer à 68% du PIB.
Mais la plus grosse erreur de M. Gill est de dresser sa comparaison avec les États-Unis comme si le Québec était un pays souverain.
Les Québécois font partie du Canada et, à ce titre, doivent assumer leur part de la dette fédérale de 535 milliards, ou 16 000 dollars par citoyen canadien. Pour le Québec, cela représente 123 milliards. On est rendus à 108% du PIB.
Pour être juste, il fait aussi tenir compte de la dette publique totale des États-Unis, qui dépasse largement le chiffre de 8500 milliards que nous venons de voir. Il faut aussi ajouter, comme on l'a fait dans le cas du Québec, les dettes des États, des municipalités, comtés, commissions scolaires et autres instances. Il y en a pour 1000 milliards. Les États américains sont beaucoup moins endettés que les provinces canadiennes. La Californie, par exemple, a une dette directe de 122 milliards, à peu près la même que le Québec (pour une population cinq fois supérieure). La Virginie, dont la population est comparable à celle du Québec, a une dette de 22 milliards. Il faut aussi ajouter les déficits actuariels des caisses de retraite et de la sécurité sociale, 2800 milliards. On en arrive ainsi à une dette publique totale de 12 300 milliards, ou 87% du PIB.
En tenant compte de l'endettement public total, les Québécois sont donc plus endettés que les Américains.
En évoquant le «lourd endettement» des États-Unis, M. Gill ajoute que «tous les pays industrialisés sont dans la même situation». Tous, vraiment? Nous avons vu que la dette directe américaine représentait 60% du PIB. Voici, selon le plus récent classement du CIA World Factbook (dont les chiffres recoupent dans les grandes lignes ceux de l'OCDE, mais avec l'avantage d'être plus récents), voici donc la liste des pays dont la dette directe est inférieure à ce pourcentage: Australie, Autriche, Espagne, Finlande, Irlande, Islande, Luxembourg, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse, Taiwan.
Mais au-delà de ces comparaisons internationales, le fait est que l'ampleur de la dette publique québécoise n'a rien d'un faux épouvantail. Elle est, comme le soulignent avec justesse MM. Fortin, Gagné, Godbout et Montmarquette, exorbitante, et cela, c'est la réalité.
ericairlines
27/12/2009, 04h55
les pourcentages sont totalement dépassés on parle en 2011 de dettes de vers ou au dela de 100 pct pour France,Uk,Irlande,Belgique,Italie etc etc la grèce 150pct .. la dette privée et publique US = 350 pct !!!!!et aucune épargne ....les taux d'épargne sont par contre plus importants en Europe..à noter que le Japon vit bien avec une immense dette de plus de 200 pct et qui va aussi atteindre les 300 pct
ericairlines
27/12/2009, 04h59
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090624trib000391889/previsions-alarmistes-pour-la-dette-et-le-deficit-publics-a-l-horizon-2012.html
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=11204
Cette crise de la dette est mondiale et risque d'entrainer une des pires récessions de tout les temps, qui ferait pâlir de honte la crise de 2009.
Par quoi la crise de 2008-2009 a-t-elle été déclenchée?
Principalement par un surendettement général des ménages et des compagnies.
On a réglé cette crise avec une solution farfelue, soit créer plus de dette pour financer l'ancienne.
Notre mode actuel de gouvernement et de société, est selon moi, en voie de disparaitre et à beaucoup plus court terme que plusieurs peuvent le croire.
La crise de la dette mondiale ne va faire que s'accentuer avec le vieillissement massif de la population partout à travers le monde industrialisé. Tout cela combiné à une inflation dramatique qui devra être couverte par des taux d'inflation exhorbitants.
Imaginez le 'lost decade' du Japon, la crise financière de 1998 de la Russie, tout ça combiné et en bien plus gros, dans une économie mondiale qui ne repose que sur une confiance somme toute fragile et méfiante.
JCC-Fromthere
27/12/2009, 21h05
Cette crise de la dette est mondiale et risque d'entrainer une des pires récessions de tout les temps, qui ferait pâlir de honte la crise de 2009.
Par quoi la crise de 2008-2009 a-t-elle été déclenchée?
Principalement par un surendettement général des ménages et des compagnies.
On a réglé cette crise avec une solution farfelue, soit créer plus de dette pour financer l'ancienne.
Notre mode actuel de gouvernement et de société, est selon moi, en voie de disparaitre et à beaucoup plus court terme que plusieurs peuvent le croire.
La crise de la dette mondiale ne va faire que s'accentuer avec le vieillissement massif de la population partout à travers le monde industrialisé. Tout cela combiné à une inflation dramatique qui devra être couverte par des taux d'inflation exhorbitants.
Imaginez le 'lost decade' du Japon, la crise financière de 1998 de la Russie, tout ça combiné et en bien plus gros, dans une économie mondiale qui ne repose que sur une confiance somme toute fragile et méfiante.
Les problemes de dette sont surtout en occident (et il n'y a pas un vrai probleme de dette au Canada a part au Quebec). Et la balance commerciale ne peut pas etre negative pour tout les pays en meme temps. Les economies emergentes n'ont pas vraiment de probleme de dette et il se cree la une classe moyenne qui commence a consommer. Je pense qu'a moyen terme, la balance commerciale Chinoise se stabilisera (i.e. les importations de produits et services augmenteront) et que ce nouveau marche asiatique ouvrira de nouvelle opportunitee pour l'occident.
Je crois qu'ont est inonde de scenarios catastrophe presentemment parce qu'on est en crise mais des que l'economie reprendra, ces scenarios seront vite oublies.
Les Québécois font partie du Canada et, à ce titre, doivent assumer leur part de la dette fédérale de 535 milliards, ou 16 000 dollars par citoyen canadien. Pour le Québec, cela représente 123 milliards. On est rendus à 108% du PIB.
I rest my case. À tout ceux qui croient que notre dette n'est pas si grave que cela, je vous dis de sortir vos tête du sable. Arretez de faire les autruches. Ça nous coute 10 milliards par année juste pour financer cette dette...
:yes: La maxime : "qui paie ses dettes s'enrichit" n'aura jamais été aussi vraie. Si les pays endettés étaient des personnes individuelles, aucune banque ne voudrait prendre le risque tellement le poids de ces dettes est lourd à financer.
Pourquoi alors est-il acceptable collectivement puisque chaque canadien ou québécois pris individuellement représente en nombre additionné autant de risques qu'il y a de population.
On peut malheureusement dire que chaque canadien et québécois qui nait aujourd'hui, sans même avoir poussé son premier cri, doit déjà des dizaines de milliers de dollars. Il y a de quoi crier et même pleurer, ce que chacun fait d'ailleurs sans trop le savoir.
Et ce n'est pas parce que nous ne sommes pas les pires que notre avenir est plus confortable puisqu'il dépendra proportionnellement de nos capacités à générer de la richesse pour pouvoir rembourser. Un défi qui sera de plus en plus difficile à relever si on ne change pas le plus tôt possible notre façon de consommer et de dépenser en services de toutes sortes.
On dit qu'un homme averti en vaut deux mais dans le cas qui nous intéresse, il demeurera tout de même seul à payer.
:yes: La maxime : "qui paie ses dettes s'enrichit" n'aura jamais été aussi vraie. Si les pays endettés étaient des personnes individuelles, aucune banque ne voudrait prendre le risque tellement le poids de ces dettes est lourd à financer.
Pourquoi alors est-il acceptable collectivement puisque chaque canadien ou québécois pris individuellement représente en nombre additionné autant de risques qu'il y a de population.
On peut malheureusement dire que chaque canadien et québécois qui nait aujourd'hui, sans même avoir poussé son premier cri, doit déjà des dizaines de milliers de dollars. Il y a de quoi crier et même pleurer, ce que chacun fait d'ailleurs sans trop le savoir.
Et ce n'est pas parce que nous ne sommes pas les pires que notre avenir est plus confortable puisqu'il dépendra proportionnellement de nos capacités à générer de la richesse pour pouvoir rembourser. Un défi qui sera de plus en plus difficile à relever si on ne change pas le plus tôt possible notre façon de consommer et de dépenser en services de toutes sortes.
On dit qu'un homme averti en vaut deux mais dans le cas qui nous intéresse, il demeurera tout de même seul à payer.
Exactement pourquoi on se dirige tout droit dans un mur.
La crise de 2008-2009 aurait du être une alarme, un réveil.
Malheureusement, elle fut la fin, la chute.
La conclusion de 60 ans d'abus.
ErickMontreal
27/02/2010, 05h20
Le Québec 5e plus endetté du monde industrialisé
Publié le 27 février 2010 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Francis Vailles
La Presse
Les Québécois se doutaient bien qu'ils étaient endettés, mais une étude vient maintenant démontrer à quel point. Tout pris en compte, le Québec est la cinquième nation la plus endettée dans le monde industrialisé, selon une analyse du ministère des Finances du Québec.
Le document de 44 pages du ministère, passé inaperçu la semaine dernière, fait une analyse pointue de l'endettement public des Québécois. On y explique les divers concepts de mesure de la dette, nommément la dette brute, la dette nette ou la dette représentant les déficits cumulés.
Le ministère compare ensuite l'endettement du Québec à celui des neuf autres provinces et, enfin, à celui des grands pays industrialisés, regroupés sous l'Organisme de coopération et de développement économique (OCDE).
En calquant la méthode de calcul de l'OCDE, le ministère estime que la dette publique des Québécois correspond à 94% du Produit intérieur brut du Québec (PIB). Le PIB est la mesure de l'ensemble des biens et services produits durant une année.
Le Québec est devancé de quelques points de pourcentage par deux pays en difficulté, soit la Grèce (102,6%) et l'Islande (96,3%). Il est plus endetté que la France (75,7%), le Portugal (75,2%), les États-Unis (70%), la Suède (47,1%) ou le Canada pris dans son ensemble (69,7%).
Pour se conformer à la méthode de l'OCDE, le ministère a essentiellement ajouté à la dette brute du Québec la dette des municipalités et des réseaux de la santé et de l'Éducation. Grosso modo, la dette brute comprend les déficits cumulés, mais aussi les avances de fonds aux sociétés d'État et à Hydro-Québec et les investissements dans les routes et les immobilisations. Cette dette pour les fins de la comparaison avec l'OCDE totalisait 162,7 milliards au 31 mars 2009.
Le ministère a ajouté à ce montant la part du Québec de la dette du gouvernement fédéral, soit 122,9 milliards, calculé au pro rata de la population (23,3%). L'endettement public total des Québécois est donc de 285,6 milliards, soit 94% de notre PIB, selon le ministère.
Difficultés en Grèce
La comparaison donne froid dans le dos quand on sait que des pays comme la Grèce et l'Islande éprouvent de sérieuses difficultés financières par le temps qui courent.
La Grèce est scrutée par les agences de crédit, qui craignent qu'elle fasse défaut de payer ses engagements aux prêteurs. Les risques de défaut font augmenter les taux d'intérêt des nouveaux prêts.
En Islande, le gouvernement doit tenir un référendum, la semaine prochaine, pour savoir si la population accepte que le gouvernement rembourse les 3,8 milliards d'euros (5,4 milliards CAN) que doit la banque islandaise Icesave à ses prêteurs anglais et néerlandais.
La situation du Québec est cependant loin d'être aussi grave que celle de l'Islande ou la Grèce. D'abord, l'Islande est un petit pays isolé qui n'a que 310 000 habitants.
Quant à la Grèce, le déficit annuel équivaut à 12,7% du PIB,comparativement à 5% au Québec, si l'on inclut la part du déficit fédéral. En outre, ce pays de 11 millions d'habitants a une économie moins diversifiée et moins développée du point de vue technologique que le Québec. Il ne fait également pas partie d'un ensemble fédéral.
«La Grèce n'a pas la même dynamique économique que nous. Le déficit annuel y est presque trois fois plus grand et l'économie y est moins diversifiée. Mais le Québec doit bouger s'il ne veut pas se retrouver dans la même situation», dit Claude Montmarquette, un des quatre économistes qui ont produit les trois rapports sur les finances publiques.
Qui plus est, le Québec est propriétaire d'un des plus importants producteurs d'énergie renouvelable au monde, Hydro-Québec.
En Grèce, c'est la crise. Le premier ministre Georges Papandréou veut ramener le déficit de 12,7% à 8,7% du PIB cette année, mais pour ce faire, il doit implanter plusieurs mesures d'austérité. Jeudi dernier, une grève générale de la fonction publique a paralysé la capitale, Athènes.
Au Québec, la dette représentant les déficits cumulés était de 98 milliards de dollars au 31 mars 2009, soit 32,3% du PIB. En ajoutant les autres éléments, comme la dette des entités du gouvernement, la dette brute s'élève à 151,4 milliards ou 49,9% du PIB.
À ce niveau, le Québec est la province la plus endettée au Canada, devant la Nouvelle-Écosse (35,1%), l'Ontario (30,1%), la Colombie-Britannique (19,8%) et l'Alberta (4,2%). D'ici cinq ans, la dette brute du Québec aura augmenté de 29 milliards, notamment en raison des déficits budgétaires prévus.
«On ne peut s'endetter davantage, car on s'en va vers des années où la croissance économique sera moins forte, entre autre en raison du vieillissement de la population», dit Claude Montarquette.
ErickMontreal
18/03/2010, 20h37
La cote de crédit du Québec sous surveillance
18 mars 2010 | 16h56
Carl Renaud
Argent
Les agences de cotation ont à l’œil les finances de Québec à l’approche de la présentation du prochain budget du gouvernement Charest. Les analystes s’attendent à ce que le gouvernement adopte les mesures nécessaires pour résorber son déficit mais s’il échoue la pression pourrait s’accroître sur la cote de crédit de la province.
«On s’attend à ce qu’il y ait des déficits en raison de la récession mais ils peuvent devenir préoccupants s’ils se perpétuent et qu’il n’y a pas de mesures pour réduire les dépenses ou augmenter les revenus du gouvernement», a expliqué à Argent Debra Roane, analyste principale pour le Québec à l’agence Moody’s de New York.
«Nous allons regarder si le Québec va présenter un plan et des mesures pour rétablir l’équilibre budgétaire», a expliqué Travis Shaw, analyste chez DBRS à Toronto, précisant que la cote du Québec n’est pas en danger pour le moment.
La cote de crédit d’un gouvernement ou d’une entreprise est une donnée financière de taille car elle reflète leur capacité à rembourser leurs emprunts. Par ricochet, la cote de crédit peut avoir un impact à la hausse ou à la baisse sur les taux d’intérêt facturés à l’emprunteur.
Actuellement la firme Moody’s accorde une note Aa2 (stable) au Québec, ce qui est inférieur au Aa1 de l’Ontario. Les premiers de classe au pays sont l’Alberta et la Colombie-Britannique qui jouissent d’une cote AAA, la meilleure consentie par Moody’s.
L’agence DBRS, qui emploie une autre échelle de notation, a de son côté inscrit une cote A high (stable) au bulletin du Québec, ce qui est également inférieur aux notes de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et de l’Alberta qui s’élèvent respectivement à AA low, AA high et AAA.
Une révision à la baisse de ses notes aurait un impact sur le bilan financier du Québec selon Charles Lefebvre, vice-président principal, chez Optimum Gestion de placement. «C’est difficile à prévoir mais c’est évident que le coût de financement de la dette sera plus élevé», a-t-il commenté.
Le gouvernement du Québec doit présentement verser des frais d’intérêt de 4,15% lorsqu’il vend des obligations sur le marché pour financer sa dette. Ce taux pourrait passer à 4,25% si les agences abaissaient d’un cran la cote de crédit de la province.
Rappelons que les firmes de cotation ont plongé le Québec dans la course au déficit zéro au milieu des années 1990. Elles avaient menacé le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard d’abaisser la note de la province en raison notamment de l’importance de la dette québécoise.
Quinze ans plus tard, la dette brute du Québec est beaucoup plus élevée. Elle est passée de 76 G$ en 1995-1996 à 151 G$ en 2008-2009. Le poids de cet endettement dans le PIB a aussi progressé en passant de 43% à près de 50% de la production intérieure brute de la province.
Malgré tout, plusieurs experts demeurent optimistes. «L’économie diversifiée du Québec lui permet de contrôler l’importance de sa dette», a conclu Travis Shaw de DBRS.
D'autres bonnes nouvelles! Espérons que Charest fasse de quoi pour réduire le déficit le plus possible!
ouaouaron
23/03/2010, 23h42
Get out while you can!!!
vBulletin® v.3.8.4, Copyright ©2000-2010, Jelsoft Enterprises Ltd. Tous droits réservés - Version française vbulletin-fr.org